<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380</id><updated>2011-12-27T06:07:08.029-08:00</updated><category term='Sous-bois secret.'/><category term='Récits de vie'/><category term='Extrait de Lullaby apprenti Domovoy'/><category term='Les légendes de Lullaby'/><title type='text'>Lumière du jour</title><subtitle type='html'>Un soir d'été fredonne l'air des grillons. Sur le rebord de la fenêtre, un chat dort sans se soucier de rien. Quelques lavandes, un oranger, un lilas et de délicats freesias mêlent leurs parfums à la chaleur poudrée des chemins de soleil.  Un livre ouvert à la brise cueille le soir et libère ses pages... Un banc usé sous une tonnelle couverte de chèvrefeuille et de glycine attend le visiteur... Bienvenue!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>29</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-8133141656043269574</id><published>2008-09-11T04:43:00.000-07:00</published><updated>2008-09-11T06:45:09.796-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le baiser&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi un baiser, insuffle-moi l'amour.&lt;br /&gt;Laisse filer le temps, que le sol se dérobe,&lt;br /&gt;Tes mains dans mes cheveux valent bien les détours&lt;br /&gt;des rubans nuageux brodés sur mon coeur d'aube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi un baiser, nos lèvres en suspens&lt;br /&gt;Toutes proches déjà, déjà une promesse...&lt;br /&gt;Douce chaleur frôlée, le regard se repend&lt;br /&gt;D'avoir voulu voler cette intime caresse.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_N2C9DYNHEJo/SMkWj3VO7tI/AAAAAAAAAA4/5q3Z653U7vg/s1600-h/le+baiser+de+l%27h%C3%B4tel+de+ville.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244748046453894866" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 226px; CURSOR: hand; HEIGHT: 196px" height="212" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_N2C9DYNHEJo/SMkWj3VO7tI/AAAAAAAAAA4/5q3Z653U7vg/s200/le+baiser+de+l%27h%C3%B4tel+de+ville.jpg" width="246" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi un baiser, ton coeur contre le mien,&lt;br /&gt;Nos langues danseront leur doux ballet magique,&lt;br /&gt;Et un frisson ému resserrera le lien&lt;br /&gt;Et la célébration des noces féeriques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi un baiser, mélange nos plaisirs.&lt;br /&gt;Oh, laisse-moi goûter à cette douce ivresse&lt;br /&gt;Qui naît et se brise au ressac de nos désirs.&lt;br /&gt;Donne-moi un baiser, donne-moi ta tendresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi, donne-moi un baiser feu et or ,&lt;br /&gt;Oublie tout, oublions le monde et ses vestales.&lt;br /&gt;Embrasse-moi encore et serre-moi plus fort&lt;br /&gt;Car tout est dit là où le silence s'installe...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-8133141656043269574?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/8133141656043269574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=8133141656043269574' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8133141656043269574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8133141656043269574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/09/le-baiser-donne-moi-un-baiser-insuffle.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_N2C9DYNHEJo/SMkWj3VO7tI/AAAAAAAAAA4/5q3Z653U7vg/s72-c/le+baiser+de+l%27h%C3%B4tel+de+ville.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-5153883970262785596</id><published>2008-06-12T23:20:00.000-07:00</published><updated>2008-09-11T05:43:24.893-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Récits de vie'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;LA MAISON DE REVE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mardi 5 décembre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cher journal, &lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;voilà des lustres que je n’ai pas discuté avec toi ! Il faut dire que j’ai été passablement occupée ces derniers temps mais pourtant, rien qui ne vaille la peine d’être mentionné entre tes pages. Aujourd’hui cependant est un grand jour. La propriétaire de la maison que nous louons est venue nous rendre visite. Et imagine un peu… On va devenir propriétaires ! On va avoir &lt;em&gt;notre&lt;/em&gt; maison ! A nous tous seuls ! On va pouvoir abattre les murs si on veut, tout badigeonner en rouge et bleu, fixer la table au plafond si ça nous tente ! Si tu savais comme on jubile, comme on est excité !&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 7 décembre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connais-tu l’expression « parcours du combattant » ?&lt;br /&gt;Et bien nous, nous savons ce que cela signifie en long en large et en travers ! Je commence à me demander si les vieux n’avaient pas raison de cacher leur bas de laine sous un pied de leur lit !&lt;br /&gt;Les banques… Ah ! Les banques !!! Je crois qu’avant la fin de cette histoire, je vais pouvoir rédiger une étude sociologique sur les us et coutumes des banques !!&lt;br /&gt;Pour l’instant, voici mes réflexions personnelles :&lt;br /&gt;- Tout d’abord, on trouve les banquiers mielleux. Ils se caractérisent par une souplesse et une agilité déconcertante qui leur permet entre autres, de pratiquer la courbette avec grâce.&lt;br /&gt;- Ensuite, il y a les réticents, qui sont passés maîtres es bonnes manières et qui sont capables de noyer le poisson de leur refus sous un amas gluant de verbiages oiseux.&lt;br /&gt;- On peut aussi avoir à faire avec des expéditifs, des pressés, bref, des personnes hautement importantes qui vous font comprendre que vous n’êtes qu’un minuscule éventuel client parmi un flot d’autres autrement plus importants et plus intéressants.&lt;br /&gt;- Enfin, on a eu le loisir de rencontrer un spécimen tout à fait rare de « biche aux abois ». Cette fois-là, ce fut particulièrement épique car la conseillère en question se faisait inspecter et c’est une femme pantelante, tremblante et bégayante qui nous reçut. Bien sûr, à quoi penses-tu ? Nous avons eu grandement pitié de cette pauvresse ! Mais passées les 1H15 de balbutiements, notre seuil de tolérance fut largement dépassé ! Incapable de répondre à nos questions, elle finit par nous expliquer que sa banque « pourrait » nous prêter la somme qu’il nous fallait mais qu’elle ne « préférait pas qu’on le demande ». Sic !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, tous sont unanimes : nous pourrions acheter un château si nous le désirions. « Tout va très bien, Madame la Marquise » aurais-je pu chanter, le cœur en joie, une fois les entretiens passés. Et je me voyais déjà châtelaine dans mon domaine !!&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Samedi 9 décembre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous avons choisi notre banque ! La conseillère est toute jeune, dynamique, pleine d’allant, c’est sûr, ça va bien se passer entre nous !&lt;br /&gt;Lundi, nous avons rendez-vous avec les propriétaires de notre maison à 18h pour s’entendre sur le prix définitif. J’espère que tout va bien se passer car ils sont en instance de divorce et ne se supportent plus. Je pense que ça va être joyeux !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lundi 11 décembre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;20h&lt;br /&gt;Bon… L’entretien a été… enrichissant… Que je te raconte un peu…&lt;br /&gt;Le monsieur arrive en premier comme une tornade. Soupe à la grimace et verbe haut. Ouh la la !! Monsieur nous hurle qu’il ne désire pas vendre, que c’est une idée de sa future ex femme qui n’a aucun sens du négoce et se fourvoie en vendant ce qui représente pour lui une rente.&lt;br /&gt;J’enjolive un peu, là, tu l’imagines. Ca donnait plutôt : « T’façon, elle est gentille mais elle comprend rien. Moi, la maison, je la vendrais avec vous à l’intérieur parce que vous payez bien. Là, on en tirerait un bon prix. » Nous voilà transformés en marchandises !! Concept intéressant !!&lt;br /&gt;Puis la dame arrive. Et là, la guerre est déclarée. L'homme lui crie ouvertement dessus, devant nous. Il ne lésine pas sur les critiques et nous nous sentons mal à l'aise car cela ne devrait pas avoir lui en notre présence. Il lui explique qu'ils n'ont pas acheté cette maison depuis assez longtemps et qu'avec la plus-value, elle n'en tirera pas un assez bon prix pour racheter quelque chose à sa convenance pour elle et leur fils. Le ton monte. La dame ne veut pas nous chasser. Elle estime que son malheur ne doit pas déteindre sur les autres. L'homme cède. Il faut s'entendre sur le prix.&lt;br /&gt;Nous voilà à présent marchands de tapis. Et apparemment, l’autre est meilleur que nous à ce petit jeu ! Il nous propose des choses abracadabrantes dans lesquelles je retiens le prix de la maison plus les mois de caution, ou encore la moitié du prix en dessous de table. Nous insistons, le toit est à refaire et le prix qu’ils demandent trop élevé. Nous finissons par trouver un terrain d’entente avant que tout le monde ne sorte les colts et nous nous serrons la main. Les propriétaires demandent que l’on s’occupe de trouver un notaire ce à quoi nous nous engageons.&lt;br /&gt;Et bien voilà, les propriétaires sont partis et nous avons l'impression d'avoir remporté la guerre. Nous avons trinqué à notre future acquisition en nous disant que cette fois, nous ne serons plus des nomades.&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mardi 12 décembre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;11h&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'euphorie aura été de courte durée. Moins de 15h après notre accord verbal, la propriétaire a rappelé pour se désister. Elle a appelé son notaire pour demander des renseignements sur ce que lui avait dit son mari. Or, il s'avère qu'il est vrai qu'elle ne tirerait pas assez d'apport personnel pour racheter un autre bien où s'installer avec son fils. Elle a signifié que nous avions jusqu'au 30 août pour déménager et lui rendre les clés afin qu'elle aménage à notre place.&lt;br /&gt;Je suis furieuse ! Cette… Grr ! enquiquineuse ne pouvait-elle pas aller se renseigner avant de nous faire cette offre de gascon ? Parlons-en de gascon ! Elle a de la chance que je ne sois pas un Cyrano car elle aurait eu à se faire du souci !&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;15h&lt;br /&gt;Bah… Cette maison ou une autre, finalement… Celle-là était bien parce que l’on y vivait dedans ! Mais en fait… elle n’est pas si grande et il y pleut à l’intérieur. C’est peut-être un mal pour un bien… Et puis les banques nous ont bien dit qu’il n’y avait aucun problème pour acheter un bien immobilier alors pourquoi se lamenter ! A nous la chasse à la perle rare ! A nous les agences immobilières ! A nous les visites !!!&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mardi 19 décembre&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous avons adopté un nouveau sport : la course aux agences ! Quel équipement est-il nécessaire d’avoir : de bonnes chaussures, un cœur bien accroché, surtout pas une jupe et de l’endurance !Depuis la mauvaise nouvelle le planning est serré : on va au travail, on en en sort, on se rejoint à la maison et on part en virée visiter des maisons ! Dès que l'on franchit le seuil d'une agence, on se sent comme des proies potentielles. Mais il suffit que l'on dise ce que l'on recherche... et surtout notre budget et c'est alors le ballet des pleureuses grecques : "Vous n'y pensez pas, c'est absolument impossible, il faut changer de projet..." Tout de suite après, cependant, les agents cherchent à nous faire visiter des maisons. Et là, c'est plutôt drôle car cela va de la boîte vide où tout est à faire du sol au plafond, à la maison aux chambres passantes - comprenez qu'il faut passer par la chambre A pour accéder à la chambre B-, de la maison hors budget à celle qui n'a plus qu'un escalier en colimaçon fixé par des sangles et des étais et qui jointe avec le plancher à l'aide d'une porte retournée. Le moral oscille entre l'excitation et le désespoir de trouver notre petit nid.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Demain, 'ti mari va visiter une dernière maison... On verra bien si on s'accroche à notre projet ou si on se trouve dare-dare un mobil-home à louer... ou une tente... une grotte?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 20 décembre&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un miracle s’est produit, de ceux qui donnent envie de croire au père noël, à la petite souris et à la fée Clochette! La maison que ‘ti mari a visité semble répondre à tous nos critères ! Il m’a griffonné un plan succinct sur un bloc-notes, me l’a décrite de long en large ; Aurait-on trouvé notre perle rare ??? Je le saurais bientôt puisqu’on la revisite ensemble le 4 janvier. Je trépigne d’impatience !!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 4 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;20h&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;C'est celle-là, c'est celle-là! Il y a tout ce dont on rêvait et même plus! Il y a de grandes fenêtres et de belles cheminées. Elles sont pour l'instant bouchées mais c'est un détail. Et c'est grand! Il est vrai qu'il va falloir aménager les étages et que ça va représenter un gros travail mais qu'importe! Il y a des tomettes dans les escaliers et des nez de marche en bois comme chez mes arrière grands-parents! Il y a une jolie cour intérieure où roucoulent des pigeons, un grand garage et même une superbe cave toute voûtée. Et au quatrième étage, il y a même une pièce qui ferait un charmant petit atelier d'artiste. Il y a quelque chose de bohème dans cette pièce-là : la vue sublime sur les toits, peut-être. J'y vois déjà des rangées de livres, un petit bureau pour écrire, pourquoi pas un chevalet...&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;C'est la maison de nos rêves! Je le crois fermement!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Samedi 5 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Il ne faut pas perdre de temps! Il ne faudrait pas que quelqu'un achète notre maison! J'ai contacté la conseillère de la banque sur laquelle j'ai jeté mon dévolu. Bon... Ell parle de difficultés qu'elle n'avait pas évoquées la dernière fois mais, bah, ça ne peut être que de petits détails!! Cette semaine, je réunis toutes mes économies pour payer le compromis de vente! C'est exactement le montant de ce que je possède! Si c'est pas un signe, ça! Il va falloir un petit temps pour débloquer mes sous mais tout va rouler, je le sens!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Lundi 21 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Rappelle-moi de ne plus jamais me fier à mes intuitions... L'agence immobilière a appelé et nous a annoncé piteusement que la maison était déjà sous compromis. Le propriétaire l'a promise à un de ses amis hors agence... C'est comme si le sol s'écroulait sous nos pieds. Non, pire! Comme si on avait pris une pelle pour s'enterrer nous mêmes...&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mais a-t-on le choix? On a perdu trop de temps à se projeter dans cette maison, il faut qu'on reprenne les investigations et vite!! Je vais rappeler les agences, regarder les annonces sur internet... Ce sera bien le diable si je ne trouve pas!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Dimanche 27 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ca, c'est bizarre... A chaque fois que je fais des recherches sur internet pour trouver des petites annonces, je tombe sur l'annonce de la maison qu'on voulait acheter... Ce qui est étrange, c'est que, normalement, il y a écrit en travers "sous compromis" mais quel que soit le site sur lequel je vois l'annonce, il n'y a rien de mentionné. 'Ti mari a dit qu'il appelerait demain.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Lundi 28 janvier&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;'Ti mari vient de m'appeler pour m'annoncer la bonne nouvelle! Quand il a contacté l'agence, la fille lui a répondu qu'elle ne savait pas bien, tout en balbutiant, s'excusant, ne sachant que dire alors elle a fini par proposer de se renseigner. Quelques heures plus tard, ele l'a rappelé pour lui direque le compromis de vente passé par le propriétaire avait été cassé et que la maison était à nouveau en vente. Plus rien ne nous arrête. Nous avons pris rendez-vous chez un notaire. Date est prise pour le 8 février, 9h, ouh ouh ouh!!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 8 février&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;On a signé le compromis! On a signé le compromis! On a signé le compromis! A présent, on a jusqu'au 30 avril pour signer la vente. Va falloir bouger la banque maintenant!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mardi 12 février&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Bouh, qu’elle est pas sympa, cette fille ! La voilà qui grince des dents pour le budget. Le dossier est monté. En fait, euh, non… Elle nous a demandé une masse de documents susceptible de recouvrir intégralement les murs de notre future demeure ! Je me suis engagée à les lui fournir dès que les obtiendrais.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 22 février&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ca y est, j’ai tout ! Je vais voir Sœur Sourire pour lui donner les documents : pièces d’identité (fastoche !), trois dernières fiches de paie, trois derniers relevés bancaires (tout par trois comme la Sainte Trinité ! Je ne savais pas que cette banque était catho !!)… On est bon, là ! La balle est dans le camp de Madame la conseillère. On y croit ! &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Lundi 3 mars&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Inspire – Expire – Inspire – Expire…&lt;br /&gt;Je vais lui faire sa fête ! Je vais lui… Je vais lui… Oh, je ne sais pas ce que je vais lui faire mais elle ne va pas s’en tirer comme ça !!&lt;br /&gt;Madame la banquière a été malade. Et bien sûr tous ses dossiers sont restés en stand by.&lt;br /&gt;Mais attends, ce n’est pas tout !! Ensuite, elle est partie en vacances ! UNE semaine ! Toute une semaine ! Et moi, pendant ce temps ? Et bien je me ronge les sangs, les ongles et même les os ! Si, si ! Et pourquoi me diras-tu ??? Parce que le 8, je dois donner au notaire l’accord de prêt et que je n’ai rien, niet, nada ! qui prouve que la-banque-en-passe-de-devenir-ma-banque-favorite me connaît seulement ! Et qui on appelle en boucle ! Moi, moi, moi ! Et L’agent immobilier. Et le notaire. Et l’agent. Et le notaire. Je vais devenir zinzin. Je suis zinzin. Je me suis mise à harceler Madame la Performante de la Banque. Et tu connais la dernière ? A présent c’est sa supérieure qui s’est carapatée en vacances et personne d’autre qu’elle ne peut donner l’accord de principe. Je crois que je suis entrée dans la quatrième dimension !!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 7 mars&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Super. On a eu l’accord de principe. Pas l’accord de prêt, hein, non, l’accord de principe ! En gros, la banque est d’accord « sur le principe » mais elle doit à présent analyser les petites lignes de nos comptes en banque respectifs.&lt;br /&gt;Quand je pense qu’à la télé, les pubs disent que l’on a cet accord de principe en 48h et qu’il nous aura fallu près de… 48 jours !&lt;br /&gt;Le pire, c’est que je me suis présentée toute contente aux portes de l’agence immobilière avec mon sésame bancaire et qu’elle a bondi quand elle a vu que je ne lui rapportais que cet accord de principe…&lt;br /&gt;Bref. On est hors délai. A partir de maintenant, si le propriétaire trouve que c’est trop long, il peut se rétracter et garder notre apport. C’est pas la fête, ça ??&lt;br /&gt;Vous m’amènerez des oranges, hein, si je flanche et que je fais avaler par les narines le dossier de banque à Sœur Sourire ???Mardi 11 mars&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis allée voir Sœur Sourire.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 12 mars&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Suis allée voir Sœur Sourire.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 13 mars&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis allée voir Sœur Sourire.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 14 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;Devine qui je suis allée voir aujourd’hui ??? Elle est en passe de devenir ma meilleure amie !!&lt;p align="justify"&gt;Rassure-toi sur ma santé mentale, je n'y vais pas pour le plaisir. Mais cette fille est une sadique! Elle me fait signer des papiers le lundi. Et m'appelle en fin de journée pour me demander de passer le lendemain car elle s'est trompée de formulaire. (en fait, il s'avère que c'est le même, tout pareil, à part la couleur!!) Ensuite, elle commence à chipoter pour le pourcentage d'assurance de chacun des emprunteurs. Ca finira qu'elle gagne deux assurances à 100%. A croire qu'on lui a promis une commission!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mardi 18 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je pense sincèrement à présent que les banques obligent leurs employés à suivre des stages de harcèlement moral. A présent, on nous demande de passer une batterie de tests médicaux pour vérifier qu'on est en bonne santé : cholestérol, diabète, cancer, tension avant et après effort, poids, taille et état général de santé! Et la couleur de notre petite culotte!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Tu me demandes mon âge, gentil journal??? Et bien nous avons tous les deux 30 ans!! Et oui, ils sont pointilleux!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Quoi? Tu me demandes pour les délais de signature de la vente?? Oh oh... Hors délai, ma bonne dame, hors délais!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 19 mars&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;J'ai l'honneur de t'annoncer que nous allons bien! Le médecin nous a fait une attestation. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 20 mars&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Attestation envoyée par fax. Chouette... On avance, ouh la la!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 21 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Voilà, c'est fait. Prise de sang en règle. Résultats ce soir. (**soupir**)&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ahhhhhhhhhhhhhhhhh! La banquière a appelé! ON A L'ACCORD DE PRET!!!!!!!! Quelle rapidité! Cela a été réglé avec la vélocité de l'antilope traquée!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Lundi 24 mars&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mais bien sûr!! 'Ti mari est majoré par l'assurance de prêt! Vilain garçon, il est trop gros, et potentiellement à risques de maladies cardio-vasculaires! Euh, question : ils ont prévu l'assurance anti chute de satellites ou celle contre les risques d'être écrasé par un train qui a déraillé alors que tu pique-niquais au bord de la voie ferrée???&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 28 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Les clés de notre future maison, là, dans nos mains!! C'est fabuleux, irréel. Ne me réveillez pas!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Lundi 31 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Non, mais c'est pas possible! Elle les pond les uns après les autres ou quoi! Soeur Sourire nous a demandé d'autres pièces justificatives! Puis alors, du costaud, du délirant! Juge toi-même :&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;a) la quittance de loyer de mars (bon, passe encore...)&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;b) l'attestation d'assurance de notre future maison (ce qui signifie qu'il faut que nous assurions une maison qui ne nous appartient pas encore!) &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;c) (tiens-toi bien!) une expertise de l'état général de la maison pour savoir si d'éventuels travaux et rénovations sont à prévoir.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ben voyons! J'ai aussitôt appelé l'agence qui a eu la bonté de me dégoter un expert de ses amis qui va faire ses petites affaires d'expert le plus vite possible... &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mardi 1er avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;J'ai le rapport d'expertise!! Je l'aurais presque embrassé, cet expert! En plus, il a été sympa car il n'a rien signalé d'alarmant. Tout au plus un fil électrique dénudé qu'il faudra que lon mette sous goulotte! Cool, cool, cool!!! Zou, je file voir ma copine de la banque!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 4 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ce qu'il y a d'affreux avec les incapables, c'est qu'ils le sont de bout en bout. Le 4 avril, Mme B. alias Soeur Sourire m'appelle pour me demander un devis... pour les fils dénudés à mettre sous goulotte! Je m'insurge, c'est scandaleux, je ne vais pas demander à un électricien de venir pour ça! Je suis par ailleurs affolée car le 30 avril approche et rien n'est fait... Mme B. ne l'entend pas de cette oreille, elle me répond méchamment que de toute façon, on ne peut rien me dire, que je dramatise toujours tout, qu'elle n'y est pour rien et lorsque je lui demande de me comprendre, elle me rétorque qu'elle n'a pas à le faire et que puisque c'est comme ça... CLIC! Elle me raccroche au nez. En larmes, entre deux cours, j'appelle ma mère à la rescousse. Je travaille toute la journée et ne peux pas m'occuper de l'électricien. Ma mère appelle l'agence immobilière pour la tenir au courant et c'est ensemble qu'elles vont s'occuper du devis dérisoire que je porterais élégamment dans la journée, en évitant soigneusement de le faire manger avec une tonne de sauce piquante à ma banquière sans éducation.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 9 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Miracle!!! C'est noël!! On a reçu les offres de prêt! Dans 11 jours, on envoie le tout et on en finit!!(une loi stupide de rétractation oblige les futurs propriétaires à attendre 11 jours incompressibles pour signer et renvoyer l'offre! Comme si nous n'avions pas eu le temps de réfléchir à l'étendue de nos actes jusque là!!!)&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 18 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Tu ne le croiras pas! Soeur Sourire a voulu nous rencontrer... pour nous aider à parapher chaque page de notre offre de prêt! Tu ne me crois pas, hein??? &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Lundi 21 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;ENFIN! Les offres de prêt sont envoyées. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le propriétaire accepte même, si l'on n'arrive pas à signer avant le 30 avril, que nous aménagions! Alors, je te laisse vite car je dois faire nos cartons, dérouter ligne téléphonique, courrier, internet et tout le toutim!!! "Tout est pour le mieux" dirait ce bon vieux Maître Pangloss!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Samedi 26 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et ben non, tout compte fait, on ne déménage plus. J'ai dû rappeler tous les copains pour décommander. Pourquoi? Parce que Monssieur de la propriété grincheuse refuse finalement qu'on s'installe dans nos futurs pénates. C'est pas cool, ça? Quoi? Défaire les cartons et vivre dans une maison vide jusqu'au 2 mai, date de signature de la vente? Bah, ça a de bons côtés aussi, le camping! Lesquels?? Ah ah, cherche bien!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mardi 29 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Révélation! Monsieur le Propriétaire a refusé qu'on aménage car il avait oublié de faire faire l'expertise amiante-plomb-termites. Toutes ces surprises, c'est si merveilleux, ça donne du piquant à la vie!!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 30 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Echéance de signature de vente. Elle passe. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 2 mai&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Nous voici enfin officiellement propriétaires! &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Morale&lt;/strong&gt; : Je vais emprunter une de celles de mon ami Jean DLF : "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage". (Il paraît... J'aurais bien essayé cependant la force et la rage sur mon amie Soeur Sourire!!!)&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-5153883970262785596?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/5153883970262785596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=5153883970262785596' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5153883970262785596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5153883970262785596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/06/la-maison-de-reve-mardi-5-dcembre-cher.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-2768894501760157042</id><published>2008-03-07T07:05:00.000-08:00</published><updated>2008-03-07T07:06:46.394-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;ANDRE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il s’appelle André. C’est un ange. Il vient me chercher, chaque soir, à la porte du sommeil. En fait, il est peut-être simplement un passeur, un gardien du sommeil, je ne sais pas, je ne lui ai jamais demandé. Nous parlons peu, c’est vrai.&lt;br /&gt;Chaque soir, quand ma tête se pose sur le frais oreiller, quand mes yeux se ferment, il est là, de lui-même. Je ne saurais pas vraiment dire à quoi il ressemble, son visage est brouillé, ses contours flous. Et lorsque je crois avoir enfin gravé ses traits dans ma mémoire, il m’est impossible de m’en souvenir le matin… Il se tient devant moi, me tend une main amie et, dans un froufrou d’ailes, nous partons.&lt;br /&gt;La plupart du temps, nous nous réfugions un moment chez lui. Nous passons un moment sur le tapis, devant un grand feu de cheminée, même l’été lorsqu’on meurt de chaud et, étrangement, on n’a jamais trop chaud. Puis, lorsque nous sommes lassés, il m’emmène dans de grandes promenades.&lt;br /&gt;Invariablement, nos balades débutent sur un chemin bordé de pommiers aux fruits rouges et lustrés. Puis nous passons une grande grille toujours ouverte. Ensuite, c’est l’aventure. André a beaucoup d’imagination. Une fois, il m’a confié des ailes de papillon et nous sommes allés voler au dessus de champs de nuages aux couleurs de barbapapa. Quelquefois, nous longeons le bord de mer pour regarder le soleil se noyer dans les vagues. Il y a eu cette fois aussi où il m’a fait visiter un joli petit village de carte postale où tout n’était que quiétude et paix. Mais le plus souvent, il m’accompagne dans une clairière merveilleuse que j’aime particulièrement. En son centre, on y trouve un lit niché au creux de quatre gros arbres courbés aux branches pleureuses. J’aime bien m’y endormir en observant le ballet féérique des lucioles et des étoiles entre les ramures protectrices. Ca sent le foin et la rosée, il n’y a pas de plus doux berceau.&lt;br /&gt;Ce qui m’ennuie, c’est que je m’endors toujours avant le retour. Pas moyen de le remercier pour tant de rêve. Et je me réveille tous les matins dans mon lit après ma nuit de songes fous. Mais même si j’oublie tout pendant la journée, je sais que la nuit qui vient, la même magie s’opèrera.&lt;br /&gt;Je ne sais pas vraiment comment il se nomme. Je l’ai appelé André car cela veut dire « l’homme » or, le fait qu’il ait l’apparence d’un homme est à peu près tout ce que je sais de lui… C’était une raison suffisante pour le baptiser ainsi.&lt;br /&gt;Cette nuit, je compte bien me promener en forêt. Je suis certaine qu’il n’y verra pas d’objection… Cette fois, je penserai à bien observer son visage pour ne pas l’oublier et je lui demanderai quel est son véritable nom. Je ne serais pas étonnée s’il me disait que les Mortels l’appellent Morphée… &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-2768894501760157042?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/2768894501760157042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=2768894501760157042' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2768894501760157042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2768894501760157042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/03/il-sappelle-andr.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-8641104192247200694</id><published>2008-02-28T08:53:00.000-08:00</published><updated>2008-02-29T08:36:38.519-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les légendes de Lullaby'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;SERVICE MAGIQUE DES OBJETS TROUVES&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne sais pas comment je peux me débrouiller pour toujours égarer mes affaires ! « Un jour, tu oublieras ta barbe ! » me répétait sans cesse Cléia, ma petite fée, un sourire malicieux aux lèvres.&lt;br /&gt;Je ne suis pourtant pas du genre tête en l’air mais je l’avoue aisément : je perds tout ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oui, bon, d'accord, je suis peut-être un peu désordonné...&lt;br /&gt;Ce jour-là, c’était le branlebas de combat : je retournais toute l’izba pour retrouver mon bonnet. Un domovoy ne pouvait pas se permettre de sortir sans son bonnet ! Pourtant, il fallait bien se rendre à l’évidence : il ne se trouvait pas à la maison.&lt;br /&gt;Baltyr, mon frère, attendait, les bras croisés, adossé à la porte d’entrée, avec une petite moue désappointée. Il en avait l’habitude, bien sûr, et je le soupçonnais d’entre être profondément agacé. Il était si soigneux, si ponctuel... Finalement, il soupira et me dit : « Allons, Lullaby, il faut y aller. En revenant du marché, nous passerons au service magique des objets trouvés. Peut-être que quelqu’un a ramené ton précieux bonnet. » Maintenant que j’y pensais, Baltyr était lui aussi un domovoy et ne portait pas de bonnet !&lt;br /&gt;Il nous fallut peu de temps pour vendre la crème et le pain que nous fabriquions à l’izba et Baltyr, comme promis, me conduisit au service des objets trouvés. J’étais très contrarié d’avoir égaré mon bonnet à grelot mais cela m’ennuyait un peu de me rendre dans cet endroit sur lequel on racontait des histoires inquiétantes. Je n’en dis pas un mot à mon frère et le suivis quand il s’engouffra sous le rideau ruisselant de verdure qui bouchait la sente que nous avions empruntée.&lt;br /&gt;Je restai un moment médusé. L’endroit était extraordinaire et n’était comparable à aucun autre. Sous le dais sombre du feuillage s’étalaient à même le sol des tas et des tas d’objets des plus banals comme des parapluies ou des chaussures (comment pouvait-on perdre une chaussure ?) à des choses étranges que je me serais bien gardé de toucher ! Baltyr me fit signe d’avancer et nous nous approchâmes d’un petit bureau placé au beau milieu du capharnaüm. Sur le bureau, il y avait un énorme registre et une petite sonnette dorée comme celle que l’on trouve dans les grands hôtels. Derrière le bureau, un affreux petit être rabougri était juché sur une souche d’arbre.&lt;br /&gt;- Bonjour, euh, hum… Je cherche, enfin, euh… J’ai perdu mon bonnet et…&lt;br /&gt;Je me tus quand je me rendis compte que le gardien tout desséché n’avait pas bougé et ne semblait pas s’intéresser à nous. Baltyr sourit et me désigna une petite pancarte posée contre le bureau : « Sonnez, s’il-vous-plaît ». Je m’exécutai et pressai le bouton de la sonnette. Je m’attendais à un « dring drelin » ou quelque chose dans ce goût-là mais en fait, c’est un piaillement assourdissant qui s’éleva, pareil à une nuée de volatiles mécontents nichés dans les fourrés entourant la clairière. Le responsable ridé battit des paupières plusieurs fois, soupira longuement puis me fixa :&lt;br /&gt;- Je ne suis pas sourd, inutile d’insister comme ça ! me tança-t-il d’une voix chevrotante.&lt;br /&gt;- Mais je…, non, j’ai juste… tentai-je de me justifier.&lt;br /&gt;- Pas la peine de me raconter des salades, jeune garçon ! me coupa le gnome.&lt;br /&gt;Baltyr pouffa derrière moi et je lui lançai un regard furieux. Il haussa les épaules et pouffa de plus belle.&lt;br /&gt;Je pris une profonde inspiration :&lt;br /&gt;- J’ai perdu mon bonnet, un bonnet vert pomme avec un grelot jaune. Vous aurait-on rapporter quelque chose comme ça ? demandai-je.&lt;br /&gt;Le gnome prit un air inspiré qui était sans doute sa manière de montrer qu’il réfléchissait. C’était effrayant.&lt;br /&gt;- Attendez là, me dit-il et il s’enfonça derrière un autre rideau verdoyant. Il en revint avec quelque chose qu’il me fourra dans les mains. Voilà ! pérora-t-il, visiblement satisfait.&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce que c’était. Ma seule certitude était que cette chose gluante, verte, et informe n’était pas mon bonnet. Mais alors là, pas du tout !&lt;br /&gt;- Ce n’est pas mon bonnet !&lt;br /&gt;- Qui vous a dit qu’il s’agissait de votre bonnet ? C’est un ver baveur. C’est très utile.&lt;br /&gt;Je lâchais sur le comptoir la chose, un peu dégoûté.&lt;br /&gt;- Et peut-on savoir à quoi cela peut servir ? questionna d’un ton intéressé Baltyr qui semblait bien s’amuser.&lt;br /&gt;- Oh, à des tas de choses : à nourrir les oiseaux de feu, par exemple, ils en raffolent ; à guérir le mal des marais aussi. Là, le gnome se mit à manipuler la masse gluante et à l’étirer dans tous les sens : C’est cette petite partie qu’on utilise, on en coupe un morceau qu’on fait avaler au patient. C’est radical !&lt;br /&gt;Je fis un effort de volonté phénoménal pour ne pas que cette image s’inscrive trop profondément dans ma mémoire et détournai la conversation :&lt;br /&gt;- Ce n’est pas ce que je cherche…&lt;br /&gt;Le gnome me regarda d’un air condescendant et me fit signe de l’accompagner. Il se mit alors à déplacer des objets tout aussi inutiles à mes yeux les uns que les autres : pommes à brume - ça mouille un peu mais c’est très pratique pour se cacher les nuits de pleine lune. Rayons de soleil en boîtes - attention, c’est chaud, me dit-il en me jetant la boîte que j’évitais de justesse. Indigo d’arc-en-ciel tressé - bonne teinture mais il faut faire attention de porter des gants, sinon, vous resterez définitivement bleu. Je me rappelle de petits lutins qui ne m’ont pas écouté et qui ont pris un bain d’indigo et sont à présent tout bleus ! Soupe de confiture de navets - excellent ! Graines de coccinelles - parfait pour venir à bout des pucerons ! Machine à feuilles de sycomore - très utile après l’hiver mais une fâcheuse tendance à multiplier les feuilles à l’automne… Purée de nuages d’orage - ne secouez surtout pas, ça pourrait éclater ! Sac de sable doré - parfait pour faire un petit somme ! Couverture en duvet de souris - ça gratte un peu et puis parfois, la couverture vous grignote les pieds pendant la nuit mais on ne peut pas tout avoir ! Echarpe de coquillages - prenez garde, ça coupe…&lt;br /&gt;- Je ne vois pas de bonnet vert pomme à grelot jaune, désolé.&lt;br /&gt;- Mais comment pouvez-vous être certain qu’il n’est pas dans tout ce bric-à-brac ?&lt;br /&gt;- En effet, en effet, consultons le registre… Alors… b… b… Bague d’écureuil… Bas d’aurore… Bave de troll… Bêche de lutin… Bijou à gratter… Bile de saule pleureur… Bob en fibre de pissenlit… Bol de pluie d’octobre… Bonjour du matin en conserves… Bottes d’écorces taille 7.5… Hum… Non, on ne m’a pas ramené de bonnet…&lt;br /&gt;Baltyr examinait avec attention un œuf de caille sculpté dans lequel brillait une perle bleue.&lt;br /&gt;- Ah, très bel objet, n’est-ce pas, Monsieur ?&lt;br /&gt;- Est-ce que cela permet de soigner une grave maladie ? s’enquit Baltyr.&lt;br /&gt;- Ca ? Le gnome éclata de rire. Non, ça, c’est juste un œuf de nog. Cette bête est assez prétentieuse pour fabriquer le plus joli œuf qui soit… Vous le voulez ? Dans 2 siècles, vous serez l’heureux propriétaire d’un griffon qui n’aura d'autre désir que de vous dévorer ! C’est très répandu chez les nogouïs… Sans compter que la mère finira bien par se rendre compte qu’elle a perdu un de ses petits et qu’elle risque de vous dévorer avant… Mais c’est un beau cadeau, prenez, je vous l’offre…&lt;br /&gt;- Euh, non, merci, sans façon… dit Baltyr en reposant précautionneusement l’œuf par terre.&lt;br /&gt;- Merci beaucoup d’avoir essayé de nous aider mais de toute évidence, mon bonnet n’est pas ici, nous allons donc prendre congé.&lt;br /&gt;J’inclinai la tête et me dirigeai vers la sortie, suivi de mon frère.&lt;br /&gt;- Dans quoi m’as-tu enferré ? demandai-je à Baltyr.&lt;br /&gt;- Au service magique des objets trouvés, tu l’as bien vu ! répliqua-t-il dans un sourire chargé de sous-entendus.&lt;br /&gt;C’était surtout un endroit rempli d’objets dangereux perdus, à mon avis, délibérément par leurs propriétaires ! Plus jamais je n’y mettrais les pieds ! En attendant, je n’ai toujours pas retrouvé mon bonnet…&lt;br /&gt;- Je connais peut-être un autre endroit où l’on pourrait…&lt;br /&gt;- Ca ira bien, coupai-je. Je m’en passerais bien. Et puis, une autre fois, je rangerais plus convenablement mes affaires ! Cela m’apprendra !&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c’était le fruit de mon imagination mais je crus voir mon frère rire sous cape… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-8641104192247200694?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/8641104192247200694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=8641104192247200694' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8641104192247200694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8641104192247200694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/02/service-magique-des-objets-trouves-je.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-814043919486507405</id><published>2008-02-25T06:41:00.000-08:00</published><updated>2008-02-26T04:19:50.941-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Le clan de César...&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1995.&lt;br /&gt;Quelle année inoubliable ! Adieu le lycée, adieu les forêts inextricables de maths et de physique ; à nous les arts, les lettres et les lois…&lt;br /&gt;On s’est rencontré dans le petit hall d’entrée de la fac, sous le bras protecteur de la grande statue de César. Toi, tu suivais des cours en auditeur libre, tu travaillais déjà. Nous, nous suivions les mêmes cours et ça avait suffit à nous réunir. Le clan était déjà indissoluble, inséparable.&lt;br /&gt;Nos rendez-vous étaient toujours fixés aux pieds de César qui étendait son bras impérial vers l’escalier de pierre qui menait à la bibliothèque. Son socle accueillait même parfois des post-it qui rappelaient une heure, ou un numéro de salle.&lt;br /&gt;Marginaux, nous l’étions sans conteste, gentiment, sans éclat. Te rappelles-tu ? Je te revois entrer dans le hall, ôter ton chapeau et remettre tes cheveux en place en nous cherchant du regard. Joyeuse et emportée, curieuse de tout, tu tourbillonnais ta bonne humeur tout autour de nous. Moi, j’attendais l’heure du latin, ma plaie du jeudi soir avec le beau Thierry qui nous faisait toutes craquer. Le beau Thierry pour lequel tu t’étais mise à apprendre la guitare et à écouter du Mickael Bolton ! Il y avait aussi Moussa le fantasque qui nous avait bien vite quittés pour tenter sa chance dans une troupe de théâtre à Paris. Te souviens-tu de son retour et de son arrivée en costume et chapeau claque ? Quel dommage qu’on l’ait perdu de vue ! Peut-être a-t-il réussi à atteindre son rêve d’étoile… En retrait, toujours en noir, méditait le sombre William, notre Victor Hugo à nous. Méprisant et hautain mais charismatique et probablement talentueux, il restait pour nous une énigme. Porte-t-il toujours ses cheveux de jais longs ? Ecrit-il toujours de la poésie ? Je ne saurais pas le dire…&lt;br /&gt;Parfois, on croisait l’autre William, l’Ivoirien, avec ses grandes théories sur les franges qui dissimulaient forcément des secrets et son bonheur de nouveau papa qu’il nous faisait partager dès qu’il le pouvait. Je passais aussi du temps avec Harby que tu connaissais peu. Il m’avait appris à zouker et il faut avouer que c’était loin d’être gagné ! C’était aussi un excellent cuisinier qui me faisait découvrir les spécialités Djiboutiennes et avec qui je parlais pendant des heures de la poésie de Rainer Maria Rilke sans me lasser. J’ai d’ailleurs gardé le livre qu’il m’avait offert, une bibliographie du poète allemand.&lt;br /&gt;J’oublie certainement des étudiants… Damien, par exemple, le si brillant élève que j'admirais tant, qui se pâmait pour sa Fanfan, je crois, et qui offrait une écoute si douce quand il le fallait. Toujours souriant, les yeux pétillants, le rire franc et joyeux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; Tu te rappelles de cet anniversaire que nous avions passé dans un parc, sur un banc, et où nous avions sorti d’un sac un gâteau pour l’anniversaire de l’un d’entre nous ? Ou le mien fêté dans la cafétéria à côté de la fac ?&lt;br /&gt;Ta sœur faisait aussi partie du clan mais on la voyait moins, occupée qu’elle était entre ses cours, et son travail de restauration d’antiquité où tu travaillais aussi. Je t’accompagnais quelquefois pour humer le doux parfum de la cire et du bois et vous regarder peindre et patiner.&lt;br /&gt;Et puis toi… Nous étions inséparables. Tant que tout le monde nous croyait jumelles. Nous aimions les mêmes chanteurs, terminions les phrases de l’autre, gloussions dans la rue sans nous préoccuper des regards outrés des passants. Concerts ou cinéma communs, écriture de poèmes pour moi, de chansons pour toi, et confidences sur nos amours impossibles… Toi, tu fantasmais sur un garçon que tu me faisais chercher des heures à la bibliothèque, moi, je rêvais d’un étudiant en histoire dont je ne savais même pas le nom. Pour moi, cette complicité, c’était parfois un peu trop, et j’essayais de te faire comprendre mon tempérament de chat indépendant. Un jour, nous ne sommes plus entendues sur ce point et nous nous sommes échangé des mots sourds et démesurés. Nous ne nous sommes plus vues. C’était absurde. Tu m’as écrit une lettre. Je n’y ai pas répondu. Oh, ce n’est pas que je ne le voulais pas mais mes parents étaient en plein divorce et en déménageant, j’ai perdu ta lettre et ton adresse… Je ne t’ai plus croisée et je n’ai pas pu réparer…&lt;br /&gt;Le temps a passé. 10 années ont ensablé nos premières années de fac, les recouvrant de conformisme, d’un travail, d’une famille… Je me demande bien ce que vous êtes tous devenus, toi spécialement, Françoise. Un jour, alors que je flânais Rue de la République, j'ai bien cru te croiser, mais le regard clair était durement fixé sur un point à l’horizon et tu étais accompagnée… J’ai hésité et, finalement, me suis dit que non, ce ne devait pas être toi… Sais-tu jouer de la guitare aujourd’hui ? As-tu trouvé ton prince charmant ? Es-tu heureuse ? Qui pourrait le dire ? Le clan s’est délité au fur et à mesure que nous nous spécialisions… et de maîtrise en école des maîtres, nous nous sommes tous perdus de vue. Moussa est peut-être devenu un comédien de talent. William a peut-être été publié. Thierry est sans doute marié. Damien aura certainement rejoint le corps enseignant et doit prodiguer la "substantifique moëlle" à des ados récalcitrants. Ta sœur a probablement réussi son concours d’entrée à l’école des Beaux-Arts et enseigne à de jeunes fous de notre trempe. Les autres ont regagné leur pays, diplôme en poche…&lt;br /&gt;Moi, j’ai gagné ma paix. J’ai fini par devenir prof, c’était mon but, je n’ai pas failli. Moi qui jurais mes grands-dieux que non, jamais je ne m’engagerais, je me suis mariée ! J'écris toujours mais plus de contes pour enfants que de pamphlets! Je ne passe plus mon temps libre à refaire le monde, à parler littérature ou à imaginer ma vie... Et oui, tu serais bien surprise de la petite vie tranquille et sage que j'ai adoptée!&lt;br /&gt;Mais j’aimerais bien te retrouver, te dire que ce jour-là où je ne suis pas venue te rejoindre à la fac, c’est parce que j’avais raté mon bus et que, joie de la jeunesse, je n'avais pas de voiture pour te rejoindre. J’aimerais bien te dire que tu m’as beaucoup manquée et me manques encore et que j’irais bien déjeuner de quelques tapas dans notre gargote préférée… On pourrait boire un thé pour retrouver les jeunes filles fleur bleue et fantaisistes que nous étions… Peut-être bien qu’un jour… Pourquoi pas ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si tu passes par là, donne-moi des nouvelles…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-814043919486507405?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/814043919486507405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=814043919486507405' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/814043919486507405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/814043919486507405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/02/le-clan-de-csar.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-887815100039873693</id><published>2008-01-18T11:03:00.000-08:00</published><updated>2008-01-18T11:18:43.033-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;LES FEES N'EXISTENT PAS?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Regardez mieux... Regardez ailleurs... Regardez différemment... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 277px; CURSOR: hand; HEIGHT: 209px; TEXT-ALIGN: center" height="226" alt="" src="http://img166.imageshack.us/img166/7415/dscf0902mq1.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 258px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" height="193" alt="" src="http://img139.imageshack.us/img139/1134/dscf0898xy3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://img139.imageshack.us/img139/6137/dscf0896tz1.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 254px; CURSOR: hand; HEIGHT: 217px" height="211" alt="" src="http://img139.imageshack.us/img139/6137/dscf0896tz1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://img139.imageshack.us/img139/6137/dscf0896tz1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://img139.imageshack.us/img139/6137/dscf0896tz1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-887815100039873693?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/887815100039873693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=887815100039873693' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/887815100039873693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/887815100039873693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/01/les-fes-nexistent-pas-regardez-mieux.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-5187874712539554555</id><published>2008-01-18T10:50:00.000-08:00</published><updated>2008-01-18T12:52:40.267-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extrait de Lullaby apprenti Domovoy'/><title type='text'></title><content type='html'>LISBETH LA FEE ET EPHAËL L'ELFE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ephaël l’Elfe et Lisbeth la Fée s’aimaient profondément. Leur mariage était prévu pour le solstice d’été et le peuple magique au complet était en liesse et préparait cet événement qui scellerait la première alliance magique. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais un sorcier, un puissant sorcier venu du monde des humains, le maudit Yarak, était venu du monde des humains pour voler la magie de Féerie, en priver les hommes et ainsi, devenir plus fort et puissant dans son monde. Personne ne sait comment il avait découvert les atroces secrets pour s’emparer de la magie des êtres du petit peuple mais, en tout cas, il y avait assez d’horreur en lui pour les mettre en pratique. Et les fées étaient ses premières cibles car il lui était très facile de leur dérober leurs pouvoirs. Il attrapa Lisbeth car les êtres magiques n’étaient pas méfiants et se fiaient à la paix de leur monde. Il paraît qu’elle était en train de coudre une à une les fleurs d’opale sur son voile de mariée quand il abattit sa main osseuse sur elle. On trouva des fleurs d’opale disséminées sur des lieues… La légende dit que ces fleurs ne fanent jamais depuis. Je les ai vues, ces fleurs… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Yarak emporta Lisbeth dans son monde et il lui déroba sa magie de la manière la plus ignoble qui soit : il lui arracha les ailes. Il lui arracha les ailes et on dit qu’il les cousit avec les autres sur sa cape de voyage… On dit que de loin, le chatoiement des ailes de fées faisait penser à une aurore boréale… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lisbeth perdit ses pouvoirs mais ne mourut pas. Une fée sans ses ailes ne perd pas son immortalité. Elle vit son agonie pour l’éternité… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand Ephaël revint de la forêt des Elfes où il avait préparé les fêtes du Solstice et qu’on lui révéla ce qui était arrivé à sa fée, il tomba à genoux et pleura sans pouvoir ni prononcer un mot, ni se relever. Il pleura longuement avant d’écouter les conseils de son cœur qui lui rappelaient que Lisbeth avait besoin de lui plus que jamais. Quand enfin il fut disposé à l’écouter, il sut ce qu’il devait faire. Il endossa sa cape de voyageur et porta à sa bouche la flûte dorée au timbre cristallin que chaque elfe reçoit en cadeau le jour de sa naissance. Il marcha sans but, marcha et marcha encore, ne cessant jamais de jouer sa petite musique. Ceux qui le croisaient pensaient qu’il avait perdu la raison car il ne parlait jamais, ne prenait jamais de repos et jouait, jouait encore la même petite musique. On dit que son regard troublé semblait voir ce que personne ne voyait… Il cherchait Lisbeth. Il cherchait sa bien-aimée et ne cessait de jouer de la musique pour endormir le chagrin qui l’aurait contraint de s’arrêter. Il se laissait guider par les notes et par ses pas, certain que son amour le porterait vers Lisbeth. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et il finit par la retrouver. Il vit son aimée, évanouie, petite chose inanimée, transie, petite poupée avec laquelle on ne veut plus jouer, à même le sol en terre battue. Il vit le sorcier qui fabriquait, dans un coin, sans s’inquiéter, des maléfices. Alors, il se remit à jouer de la flûte pour Lisbeth qui leva péniblement la tête vers lui. Puis il ôta sa cape qui tomba à terre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les elfes sont les plus pacifiques des êtres magiques qui vivent et règnent sur Féerie. Ils ne tolèrent aucune forme de cruauté et même s’ils possèdent des armes, ils ne s’en servent jamais. Mais leur colère est terrible et rien ne peut l’arrêter. On dit que le combat que livra Ephaël fut si violent que les bois en résonnèrent des jours entiers. Yarak s’opposa à l’elfe par tous les maléfices qu’il connaissait et quand il vit qu’il ne triompherait pas, il tenta de fuir. Mais Ephaël eut raison de Yarak. Un bref instant, le elfe noble eut le désir de jouir de sa souffrance jusqu’à la mort. Et Ephaël eut alors peur de lui-même, peur de ce que la colère et la douleur faisaient de lui. Il recula de quelques pas, ferma les yeux et réunit toute sa magie pour envoyer Yarak loin de lui, dans les territoires effroyables du Versant obscur. Yarak fut réduit à l’errance, à la solitude et à l’amnésie. Les peuples elfiques chantent encore la fuite du sorcier et son éternelle punition. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ephaël emporta Lisbeth délicatement et l’emmena sans tarder au cercle des fées, leur royaume. Il la confia à ses sœurs qui gémirent de douleur en les voyant arriver. Lisbeth avait perdu ses ailes et sa douleur était si grande qu’elle n’avait plus conscience de ce qui l’entourait. Les autres fées ne savaient que faire et pensaient sans oser le dire qu’il n’était pas possible de garder en vie une créature si abîmée car la petite fée, en perdant ses ailes, avait perdu son rang de fée. Ephaël dut comprendre ce que les sœurs de son aimée taisaient. Il les supplia de faire ce qu’elles pouvaient, le visage ruisselant des larmes qu’il avait empêché de couler durant toutes ses recherches. Les fées emportèrent alors Lisbeth et l’installèrent dans un cocon de soie tissée. C’était tout ce qu’elles pouvaient faire. Les Esprits de la Nature se succèdèrent auprès d’elle et déployèrent tous leurs talents magiques pour tenter de la soulager mais tous venaient la tête baissée, certains que rien ne pourrait empêcher la petite fée d’abandonner la lutte en choisissant de rejoindre les étoiles du firmament. Ils avaient essayé d’en sauver tellement et chacune d’entre elles avaient fini par devenir une petite lueur poudrée fusant vers le ciel. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, Ephaël s’assit à côté du cocon et reprit sa flûte. Sa musique, déchirante mais si douce, emplit la nuit de la forêt. Pendant des jours et des jours et des jours encore, il refusa de s’éloigner, de prendre du repos ou de s’alimenter et à aucun moment, il ne cessa de répandre sa mélopée. Ce que son regard troublé ne voyait pas, les fées, elles, s’en étonnèrent : le cocon s’enflait, grossissait, semblait se transformer en chrysalide. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un matin, très tôt, Ephaël se tut. Le silence profond remplit l’air frais et tous les êtres du petit peuple vinrent voir ce qu’il se passait. Son chagrin, son désespoir, la douleur qui le tenait avaient eu raison de lui : il abdiquait... Il ferma les yeux et dut s’assoupir. Alors, une chose extraordinaire se produisit. Le cocon bougea, se fendit et l’air embauma soudain le lilas. Et la musique reprit. La musique reprit alors que la petite flûte gisait sur le sol. Ephaël ouvrit aussitôt les yeux et crut que sa grande fatigue lui jouait un tour : devant lui, se tenait Lisbeth, Lisbeth qui avait grandi, Lisbeth sans ailes, Lisbeth souriante et sereine, Lisbeth qui n’était plus tout à fait une fée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une liesse folle se répandit dans les bois. Une pluie de fleurs d’opale tomba, des rondes et des sarabandes s’organisèrent et les rires venaient de partout. Lisbeth et Ephaël célébrèrent leur union et ce fut la plus belle et la plus joyeuse des fêtes de Féerie. Longtemps, longtemps, on parla des noces de l’elfe et de la fée. Des chants et des légendes parlent encore d’eux. « Ecoutez la belle histoire de Lisbeth et d’Ephaël ! » entendrez-vous dans les forêts pleines de secrets si vous tendez l’oreille… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La flûte d’Ephaël a disparu, l’elfe la donna à son aimée le jour de leur union. La légende dit qu’elle se transmit de fée en fée puis de fée à femme… On dit même que la flûte d’Ephaël peut retrouver tous ceux qui se sont perdus... Mais seules les descendantes des premières fées savent l’endroit où elle est gardée cachée…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-5187874712539554555?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/5187874712539554555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=5187874712539554555' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5187874712539554555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5187874712539554555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/01/lisbeth-la-fee-et-ephal-lelfe-ephal.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-5452056545813240490</id><published>2008-01-17T12:34:00.000-08:00</published><updated>2008-01-17T12:36:33.909-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>ETOILE DU NORD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui que tu sois,&lt;br /&gt;Où que tu ailles,&lt;br /&gt;Laisse tes failles,&lt;br /&gt;Si tout déçoit,&lt;br /&gt;Suis une étoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre le vent,&lt;br /&gt;Contre la peur,&lt;br /&gt;Prends l’atout cœur,&lt;br /&gt;Dorénavant,&lt;br /&gt;Suis-la, l’Etoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ils en rient,&lt;br /&gt;Quand tu en pleures,&lt;br /&gt;Vains persifleurs&lt;br /&gt;Qui contrarient,&lt;br /&gt;Suis bien l’étoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tout s’écroule,&lt;br /&gt;Si tout te nuit,&lt;br /&gt;Seul dans la foule,&lt;br /&gt;Vois, elle luit,&lt;br /&gt;Suis, suis l’étoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même en péril,&lt;br /&gt;Même aux abois,&lt;br /&gt;Jette mort-bois, &lt;br /&gt;Oublie l’exil,&lt;br /&gt;Suis  cette étoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résister,&lt;br /&gt;Pour tout construire,&lt;br /&gt;Ou pour détruire,&lt;br /&gt;Pour exister,&lt;br /&gt;Suis ton étoile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-5452056545813240490?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/5452056545813240490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=5452056545813240490' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5452056545813240490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5452056545813240490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2008/01/etoile-du-nord-qui-que-tu-sois-o-que-tu.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-7468159776144326702</id><published>2007-10-11T08:36:00.000-07:00</published><updated>2007-10-11T11:49:46.596-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img502.imageshack.us/img502/6608/img038dp1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img502.imageshack.us/img502/6608/img038dp1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;LA LIBRAIRIE&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le ciel était bas et lourd. Il était tombé quelques flocons dans l'après-midi et je marchais à présent sur l'asphalte pailleté et crissant. L'après-midi touchait à sa fin, et j'étais sortie, esseulée, pour me divertir un moment du silence de ma petite chambre. Je m'engageais sous les arcades accueillantes qui longeaient la grand'rue, toutes brillantes des lumières des magasins. Je passais sans me distraire devant les boutiques de prêt-à porter, de sport, la parfumerie et la supérette. Déjà, je voyais les présentoirs de cartes postales et la vitrine coulante de lumière chaude. J'entrais le coeur en fête dans la librairie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les librairies ont toujours été des lieux magiques pour moi, mais celle-là, plus encore. Etait-ce parce que cette année-là, je me trouvais seule dans une région où je ne connaissais personne? Ou bien parce que les frimas rendaient plus accueillants les boîtes à malice des petites échoppes? Je ne sais... Mais ce dont je suis certaine, c'est qu'une fois la porte franchie, le temps n'avait plus d'emprise sur rien...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Même si je connaissais la librairie sur le bout des doigts, mon regard affamé ne savait plus où se poser : couchés, au garde-à-vous, accoudés, le coeur ouvert, chacun d'entre eux m'appelait de son langage muet. Il y avait celui-là qui voulait m'embarquer dans un bateau vers des îles lointaines, celui-ci qui me susurrait des mots tendres, cet autre dont le titre m'intriguait, le joli, en velours rouge duveteux qui me demandait une caresse. Il y avait tous les autres, les petits, les tout blancs, très sérieux, un peu méprisants peut-être, me tournant le dos délibérément, serrés les uns contre les autres pour que je ne puisse pas voir leur couverture et le résumé qui me dévoilerait un bout de leurs mystères. Il y avait tous les autres, les confidentiels, les drôles, les affables, les spécialisés, et ils posaient sur les étagères avec des mines de conspirateurs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je passais des heures à les choisir, à les ouvrir, à les sentir aussi - cette bonne odeur de livres vierges de toute lecture! J'écoutais leurs jointures craquer, je les posais, les reprenais, les reposais encore. C'était presque un jeu, ils étaient mes complices et ils étaient patients car ils savaient que je rêvais de les emporter tous avec moi!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand on entrait, c'était les très beaux livres qui nous accueillaient, un peu comtes, un peu princes, grands seigneurs de la librairie. C'était une débauche de belles photos, de belles lettres et je m'avançais entre leur haie d'honneur, flattée de leur flagornerie et de leur cabotinage. C'était alors tout un royaume qui s'ouvrait à moi, un pays de silences et de secrets bien volontiers consentis. Dociles, ils se blottissaient dans mes deux mains ouvertes, prêts à passer avec moi de longues heures, en bonne intelligence. Ils n'étaient pas les plus grands, loin d'être les plus beaux, mais c'était mes préférés - ils le sont toujours d'ailleurs - car ils étaient toujours prêts à tromper une heure trop longue ou divertir une attente difficile en m'ouvrant la porte de leurs mondes. Parfois, mes pas me poussaient dans le jardin sucré des enfants, mais je m'en éloignais toujours prématurément, pour choisir ce dernier livre incontournable qu'il me fallait absolument!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je remontais toujours l'allée comme on sort d'une apnée, les joues rougies, le regard un peu fou, et la tête me tournait. Je serrais contre moi les quelques élus, pensant à contre-coeur à tous ceux que je laissais orphelins, essayant de me convaincre qu'il fallait bien m'en aller et me promettant de revenir très vite...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand je sortais de la librairie, il faisait nuit noire. Le coeur en liesse, je savourais la fraîcheur sur mon visage, le poids de mes futures aventures d'encre se balançant joyeusement dans le sachet au bout de ma main à demi-ouverte. Je rentrais à la maison, déjà bien loin, partie dans mes voyages de papier, sans plus éprouver ni les fins picotements de la neige sur mon front enfiévré, ni le froid qui s'insinuait traîtreusement entre les mailles de mon manteau et les arcades étiraient gracieusement leurs jambes entre les rais de lumières de la nuit en attendant le sommeil. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai bien visité d'autres librairies depuis, tout aussi belles et achalandées mais aucune n'a été une si fidèle compagne d'heures et aucune n'a su gagner mon coeur d'une façon si définitive...La librairie des Arcades est à jamais blottie, comme dans une boule à la neige tourbillonnante, dans un recoin de mes souvenirs...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-7468159776144326702?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/7468159776144326702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=7468159776144326702' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/7468159776144326702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/7468159776144326702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/10/la-librairie-le-ciel-tait-bas-et-lourd.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-4478653755507318565</id><published>2007-10-07T06:00:00.000-07:00</published><updated>2007-10-07T13:18:10.999-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img403.imageshack.us/img403/1545/dscf0721hr8.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img403.imageshack.us/img403/1545/dscf0721hr8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;LES VISITEURS DE LA NUIT&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://img403.imageshack.us/img403/7198/dscf0856hz2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img403.imageshack.us/img403/7198/dscf0856hz2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il était tard. La maison était calme et seul le babillage de la télé troublait le silence de cette fin de soirée. Les chats somnolaient, languides. Léo qui avait passé la soirée à jouer avec sa souris en peluche, était un petit soleil doré dans son panier, Kréma avait adopté la position du bouddha dans un de ses endroits de prédilection, la cuisine, et Eden ne laissait dépasser qu'une oreille frileuse de la courtepointe qui coulait du canapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Bercée par le tic-tac reposé de la pendule, je dus fermer les yeux un moment, quelques secondes tout au plus. Mais un objet roula à terre brisant la douce quiétude qui s'était installée. J'eus l'impression curieuse que l'air pesait plus lourd. J'ouvris les yeux et sursautai. Vous allez certainement me dire que j'ai rêvé mais non, vraiment, je ne peux pas le croire. D'un bond, je fus sur mes jambes, faisant tomber la courtepointe à mes pieds. Je me frottai les yeux vigoureusement : devant moi, se tenaient, aussi vrai que je vous vois, trois personnes qui me semblaient tout droit sorties d'un Dickens et toutes trois me regardaient, héberluées, comme surprises de se retrouver là.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Que faites-vous chez moi? Sortez tout de suite! &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Voilà ce que j'aurais voulu leur crier. J'aurais eu du mal à maîtriser les angoisses de ma voix, j'aurais menacé d'appeler la police, j'aurais gesticulé! Mais je ne fis rien de tout cela. J'étais figée par une sorte de curiosité mêlée de crainte et mon corps et ma voix ne m'obéirent pas. J'étais condamnée à attendre la suite des événements sans rien faire et mon coeur, battant à tout rompre était prêt à exploser. Impuissante, je les observais. Ils restaient là, eux aussi comme figés dans la posture qu'ils avaient lorsque je les avais surpris, stupéfaits, sans prononcer eux non plus le moindre mot. C'était vraiment étrange... &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;L'homme devant moi avait un certain âge sans être vieux et il portait un costume de majordome. Un air hautain flottait sur son visage dont le menton était orné d'une petite barbe noire qui lui donnait un petit quelque chose du mousquetaire. De sa poche, je voyais émerger des friandises qui enflaient l'apprêt de sa veste. En voilà un qui devait être un grand gourmand. Il ne me sembla pas dangereux et je décidai de continuer mon examen avec la femme qui se tenait en retrait.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle était d'âge mûr mais était pourtant très belle, avec un je ne sais quoi de félin. Elle grelottait sous un grand châle qui ne laissait s'échapper que quelques mèches gris et feu de sa chevelure. Ce qui me frappa le plus fut son regard, un beau regard vert et gris, profond et éloquent, un regard souriant et doux. D'elle, je ne pus en savoir plus car sa mise était simple et ne disait que grâce et délicatesse.&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Restait le petit garçon assis par terre sur le tapis. Celui-là me regardait de ses grands yeux dorés, fixement, comme s'il essayait de m'interroger sur le grand mystère qui l'avait conduit ici, chez moi. C'était un beau petit garçon hirsute, roux comme un renard. D'ailleurs, ce petit air polisson qu'arborait fièrement sa frimousse ne mentait pas. Si lui non plus ne bougeait pas, son regard se promenait vivement tout autour de lui, et l'on sentait qu'il serait prêt à toutes les coquineries dès que le charme le libèrerait de son étreinte. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien malgré moi, j'avais fini par me détendre et par écouter ce langage muet que nous échangions. De chacun d'entre eux émanait un rayonnement, une force de vie éclatante, de celle des plus lointaines étoiles. Ils paraissaient être aux secrets du monde, sans même s'en soucier, comme si cela allait de soi. Je ne doutais pas une seconde du fait qu'ils n'étaient pas comme moi et qu'ils en savaient bien plus long que je n'en saurais jamais sur les rêves et les veilles et je finis par me surprendre à penser que peu m'importait qui ils étaient vraiment. Pourtant, une flamme vive et chaude m'assurait que je les connaissais, qu'ils étaient de mes intimes sans pouvoir cependant me rappeler où je les avais croisés.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un objet roula à terre brisant la douce quiétude qui s'était installée. Je sursautai et ouvris les yeux. D'un bond, je fus sur mes jambes, faisant tomber à terre la courtepointe à mes pieds. Eden se retrouva ensevelie sous le tissu mais, sans s'en soucier outre mesure, elle replongea le nez dans ses pattes et se rendormit. Kréma, assis dignement dans la cuisine, m'observait avec une fixité si déconcertante que je détournai le regard. Quant à Léo, il me regardait avec malice, installé sans façon sur la table. C'était l'horloge qui était tombée à terre et j'aurais parié que c'était ce petit fripon qui venait de la faire tomber, la trotteuse l'intriguait toujours beaucoup ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je secouai la tête : cela n'avait été qu'un rêve... Je souris songeant à ma candeur... Qu'en auriez-vous pensé, vous? J'en étais à ces réflexions, tout en ramassant l'horloge, quand je fus frappée d'une idée... Un vieux chat noir et blanc et un majordome, un gamin polisson et un chaton turbulent... J'interrogeai tour à tour mes trois chats qui me considéraient avec gravité comme s'ils... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je respirai profondément en chassant bien vite cette idée saugrenue et me forçai à sourire, le coeur en déraison. Vraiment, mon imagination était bien trop fantasque!!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-4478653755507318565?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/4478653755507318565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=4478653755507318565' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4478653755507318565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4478653755507318565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/10/les-visiteurs-de-la-nuit-il-tait-tard.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-2140828152010851419</id><published>2007-09-20T02:29:00.000-07:00</published><updated>2008-01-18T12:54:52.323-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les légendes de Lullaby'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;LULLABY&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous avez certainement entendu parler des farfadets, ces petits êtres à barbiches qui vivent cachés dans nos maisons. Non? Vraiment? Voyons, vous connaissez sans doute l'histoire du cordonnier et du roi. Le cordonnier était amoureux de la fille du roi mais pour le monarque, il était hors de question de donner la chair de sa chair à un simple cordonnier. Comme il était toutefois un roi réputé pour son impartialité, il décida de lancer un défi au cordonnier : s'il réussissait à ressemeler toutes les chaussures de la Cour pour le matin de l'anniversaire de la princesse, alors, le roi accepterait de lui donner la main de sa fille. C'était bien sûr un défi impossible à relever et le cordonnier le savait mais il accepta tout de même. "Mon amour pour la princesse est bien assez fort pour braver tous les défis!" se dit-il. Alors, il travailla jour et nuit, nuit et jour, sans relâche, s'usant les doigts et les yeux vainement. Tard dans la nuit, alors qu'on entendait déjà la rumeur des préparatifs de la fête organisée par le palais pour les 18 ans de la princesse, il se rendit à l'évidence : jamais il n'aurait terminé avant l'aube. Les épaules basses et la mort dans l'âme, il s'allongea sur la paillasse qui lui servait de lit et sombra dans un sommeil profond. Mais quelques heures plus tard, alors que le soleil brillait déjà, lorsqu'il se réveilla et qu'il se leva pour aller annoncer son échec au roi, il n'en crut pas ses yeux : devant lui, alignées par paire, astiquées, reluisantes, comme neuves, s'étalaient toutes les chausses de la Cour! Il ne sut jamais qu'un farfadet, ému par le courage et l'amour de l'artisan, avait terminé l'ouvrage pendant son sommeil. On sait juste que le cordonnier se présenta à la porte du chateau et que le roi, fut contraint de lui donner sa fille en mariage. L'histoire dit même qu'il n'eut pas à le regretter et que le cordonnier sut se faire apprécier par tous grâce à sa bonté et à son sens du devoir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On lui donne de nombreux noms mais son attitude, quant à elle, ne change jamais : il vient en aide aux hommes bons et honnêtes, qui travaillent dur par passion. En échange, il se contente d'un coin discret près du feu quand vous êtes endormis, d'un peu de crème ou de quelques biscuits. Il va et vient sans que l'on sache vraiment pourquoi et jamais il ne se montre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne vous est-il jamais arrivé de trouver la lumière ou la radio allumées dans une pièce alors que vous étiez certain de les avoir éteintes? De retrouver un objet égaré dans un endroit vraiment saugrenu? De trouver une chaussette manquante d'une paire déjà rangée dans son tiroir alors qu'elle devrait sortir de la machine à laver et être encore toute humide? De chercher partout sans résultat la part de gateau au chocolat que vous vous étiez réservée? De sortir de votre sac un livre que vous étiez persuadé d'avoir laissé sur votre lit? Ah! Je vois que vous savez de quoi je parle! Et bien voilà! Vous hébergez sans doute un farfadet! Le jour où vous avez trouvé la lumière allumée, peut-être avez-vous failli le rencontrer! Oh, n'ayez pas peur, ce sont des êtres inoffensifs qui aiment donner un coup de main en toute discrétion aux hommes, rien de plus!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est comme cela que j'ai rencontré Lullaby. Il dit être un Domovoy, c'est le nom que lui donnent les Slaves. Il est né en Russie. On était en janvier, il faisait un froid terrible accentué par un Mistral éloquent. La nuit tombait et je préparais une soupe bien chaude pour le dîner. En bas, mon mari s'échinait comme un beau diable sur une belle armoire qu'il devait livrer sous peu et il s'inquiétait de l'échéance qui s'approchait et de l'énorme travail qu'il lui restait encore. Ce soir-là, il remonta de son atelier, un peu abattu, en disant qu'il lui faudrait appeler le lendemain le client pour lui annoncer que son armoire serait livrée avec un petit retard. Mécontent, il marmonna qu'il allait prendre une douche. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'allai à la porte pour pousser le verrou pour la nuit et m'aperçus que la lumière était encore allumée en bas. En pestant, je m'emmitouflai dans un châle et descendis les marches qui mènent à l'atelier. Il est vrai que je ne fis sans doute pas plus de bruit qu'une souris mais alors que je m'apprêtais à appuyer mécaniquement sur l'interrupteur pour remonter bien vite, je fus saisie de stupeur en découvrant un petit bonhomme trapu qui ponçait de tout son coeur un morceau de l'armoire. Ma surprise me figea et je restai ainsi un long moment à l'observer avant de me cacher pour ne pas l'effrayer : il ne devait pas mesurer plus de 40 cm. Il portait une barbe rousse, des tâches de rousseur et un bonnet vert pomme au bout duquel pendait un pompom orange. Un instant, je crus que nos regards s'étaient croisés mais le lutin continua son ouvrage et je me dis que j'avais dû rêver. Je remontai en silence et me précipitai devant la porte de la salle-de-bain sur laquelle je tambourinai : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Viens voir, viens voir, vite! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Mais qu'est-ce qu'il y a? Ca ne va pas?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Dépêche-toi! Ne fais pas de bruit! Viens voir!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Habitué à mes frasques, il se laissa prendre par la main et nous descendîmes à l'atelier. Mais je restai penaude : dans l'atelier toujours éclairé, il n'y avait plus personne! Le rabot gisait sur l'établi à côté du papier de verre, des ciseaux à bois et des morceaux de l'armoire sagement couchés eux aussi, comme après une longue journée de travail. J'eus beau détailler ce que j'avais vu, mon mari, un bon sourire aux lèvres, ne me crut pas un seul instant. Pourtant, en passant la main sur le morceau de bois que je lui indiquai, celui sur lequel j'avais trouvé le Domovoy en train de s'affairer, il admit qu'il était certainement poncé mais il haussa les épaules en disant qu'il était tellement fatigué qu'il ne se rappelait tout simplement plus de l'avoir fait. Je capitulai et nous remontâmes nous mettre au chaud dans la maison.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'essayai à maintes reprises de surprendre à nouveau le Domovoy mais sans succès. Sans doute était-il plus vigilant à présent. Pourtant, je voyais bien qu'il était encore chez nous : les chats dressaient leurs oreilles en tournant la tête subitement vers la porte, des objets changeaient de place tout seuls, on retrouvait le four éteint quand on y avait oublié trop longtemps le rôti... Mais si sa présence était pour moi irréfutable, il était impossible de le voir. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'appris que les esprits domestiques appréciaient la crème et le pain et je me mis en laisser une petite coupelle sur le rebord de la fenêtre. Les mets disparurent ce que mon mari mit sur le compte d'un chat errant affamé. Puis, systématiquement, je laissai dans l'assiette un petit bout de papier sur lequel j'avais griffonné : "Comment t'appelles-tu?" et un jour, j'eus la surprise de trouver au dos de mon papier en belles lettres anglaises une réponse : " Mon nom est Lullaby." Mon mari crut à une farce de gamin. Je levai les yeux au ciel devant tant d'incrédulité. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un jour, la crème et le pain restèrent dans leur assiette. La lumière ne s'alluma plus inopinément dans l'atelier. Mon mari avait livré son armoire dans les temps, contre toute attente. Je compris que Lullaby était parti. Mais je reste attentive, on ne sait jamais, peut-être repassera-t-il par chez nous... En attendant, je continue de déposer de la crème et du pain sur le rebord de la fenêtre... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-2140828152010851419?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/2140828152010851419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=2140828152010851419' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2140828152010851419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2140828152010851419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/09/lullaby-vous-avez-certainement-entendu.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-1486334416973227743</id><published>2007-09-17T09:02:00.001-07:00</published><updated>2007-09-18T14:39:58.723-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img146.imageshack.us/img146/1666/dscf0772sk0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img146.imageshack.us/img146/1666/dscf0772sk0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;AUTOMNE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Chef, Chef, le jour est arrivé !&lt;br /&gt;Un Esprit des bois aux longues élytres arriva en courant du fond de la forêt. Il se posta devant un énorme chêne ventru en se dandinant comme pris d’une envie pressante. Le gros chêne soupira, s’étira et un Sylphe se dégagea de son écorce rugueuse.&lt;br /&gt;- Répète-moi cela plus calmement, Beäl…&lt;br /&gt;- C’est le jour, Chef ! Ca a commencé ! Il faut avertir les autres !&lt;br /&gt;Le Sylphe prit une respiration et se mit à murmurer des paroles que l’oreille humaine n’aurait pas pu interpréter. Mais voici ce qu’elles signifiaient à peu de choses près :&lt;br /&gt;- Il est temps ! Au travail ! Le soleil s’éloigne, il nous faut parer la forêt ! Sylvides, Sylphes, Dryades, Elfes et Esprits, faites votre œuvre sans bruit et sans remous ! Que la magie opère !&lt;br /&gt;Si vous aviez été un Esprit de la forêt, vous auriez senti comme une onde de choc légère sous vos pieds, comme une déformation subtile de la texture de l’air. Des changements ténus se firent et le Sylphe-Chef se mit à lancer ses ordres et à inspecter le travail de son peuple.&lt;br /&gt;- Les équipes de nuit sont-elles prêtes ?&lt;br /&gt;- Oui, Chef ! Elles ont pris leur poste dans les arbres et se sont mises à peindre les feuilles des arbres.&lt;br /&gt;- Chef, Chef, problème, problème ! hurla un tout petit Esprit affolé aux antennes fournies.&lt;br /&gt;- Je t’écoute, Mino.&lt;br /&gt;- Il n’y a plus de vermillon ! On n’arrive pas à y mettre la main dessus ! Le doré, oui, le cuivré, aussi, le bronze et le pourpre aussi mais pas de trace de vermillon ! Que fait-on ? interrogea Mino en se tordant les mains.&lt;br /&gt;- Et bien nous ferons sans, répondit placidement le Sylphe. Et vous me ferez venir Bëren, que je sache ce qu’il fabrique !!&lt;br /&gt;- Bien Chef ! dit le petit Esprit en courant dans tous les sens.&lt;br /&gt;- Et les équipes de nuit, où en sont-elles ?&lt;br /&gt;- Elles sont également en place, Chef. Les Esprits des bois ont commencé à secouer les branches et les feuilles commencent à couvrir le sol !&lt;br /&gt;- Bien, bien, bien… N’oubliez pas les champignons !&lt;br /&gt;- Ils sont en préparation. Les Esprits les sortent de la pouponnière. Ils hurlent comme des nourrissons à qui on aurait refusé leur biberon mais tout va bien !&lt;br /&gt;Et en effet, on voyait de ci de là des Esprits minuscules porter en ahanant de tout petits champignons furieux qu’ils s’échinaient à maintenir dans leurs bras avant de les replanter dans le sol humide de la forêt.&lt;br /&gt;- Il me faudrait plus de pluie afin de gonfler les ruisseaux! rugit le Sylphe. Allons, Mesdames, un peu de nerf ! invectiva-t-il les Dryades.&lt;br /&gt;- Mais Chef, nous ne pouvons pas faire tomber la pluie sans nuages ! s’insurgèrent-elles.&lt;br /&gt;- Que les Sylphes peignent le ciel sans tarder ! tonna le Sylphe en chef.&lt;br /&gt;Et les Sylphes s’exécutèrent : le ciel prit des teintes de charbon mouillé et de gris d’aquarelle, le vent se fit plus frais. Puis les Dryades entrèrent en scène : elles chantèrent la pluie et la pluie tomba, légère et calme, comme un rideau de perles étincelantes. La pluie gonfla les ruisseaux, les Dryades dansèrent, la pluie gorgea la terre de ses bienfaits et les champignons cessèrent de pleurnicher. Ils rabattirent leur chapeau sur le front et se turent.&lt;br /&gt;- Bien, bien, bien, nous progressons, se félicita le Sylphe. Soudain, il s’arrêta devant un châtaignier et se renfrogna. Eh oh ! Là-haut ! Qu’est-ce que c’est que ça ? grogna-t-il en pointant du doigt une grosse citrouille orange suspendue à une branche. Et ça ? gronda-t-il en désignant une châtaigne attachée à la branche d’un noisetier. Ca ne va pas ! Ca ne va pas du tout ! Vous allez réparer tout ça sur le champ !&lt;br /&gt;- Chef, Chef, ce sont les Changelins qui se sont amusés pendant que les Elfes ne les surveillaient pas…&lt;br /&gt;- Envoyez-moi une équipe d’Elfes immédiatement qu’ils viennent remettre de l’ordre là-dedans !&lt;br /&gt;Et alors qu’il terminait sa phrase, il surprit du coin de l’œil un Changelin en train d’attacher la queue d’un écureuil à une branche.&lt;br /&gt;- Viens ici, vilain garnement !&lt;br /&gt;Et avant même que le jeune Elfe polisson n’ait eu le temps de prendre ses jambes à son cou, il se retrouva suspendu par une oreille à la main d’écorce du Sylphe.&lt;br /&gt;- Ca t’amuse, voyou ? Un jour comme aujourd’hui ! Va plutôt aider tes parents à réparer tes bêtises ! Gare à toi si tu ne veux pas te retrouver changé en citrouille ! menaça le Chef.&lt;br /&gt;Le Changelin s’en alla en frottant son oreille pointue. Il lançait des regards noirs au Chef qui fit mine de le poursuivre ce qui eut pour résultat de le faire détaler comme un lapin. Le Sylphe en chef sourit dans sa barbe moussue en hochant la tête.&lt;br /&gt;- Ah, ces jeunes ! Quelle mauvaise graine !&lt;br /&gt;Il continua son inspection sans se presser, recommandant un peu plus de finesse aux fées qui cousaient des colchiques et des crocus en babillant allègrement, conseillant un peu plus de mousse dans les sous-bois.&lt;br /&gt;- Vous m’avez demandé, Chef ? demanda un jeune Elfe aux yeux pâles et aux cheveux de lune.&lt;br /&gt;- En effet, Bëren. Que se passe-t-il ? Où est passé le vermillon ?&lt;br /&gt;- … utilisé pour les flammes de l’été, Chef… de nombreux feux de forêt cette année…&lt;br /&gt;- Hum, je sais cela… C’est un vrai désastre… Est-ce que tes troupes avancent bien ?&lt;br /&gt;- Oui, Chef ! Tout est bien et…&lt;br /&gt;- Et les Changelins ? l’interrompit le Chef, une point de malice dans la voix.&lt;br /&gt;- Les… Les Changelins ? euh… Désolé… On s’en occupe, Chef… On s’occupe de tout ! répondit Bëren, le rose aux joues.&lt;br /&gt;- Très bien…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Sylphe en chef observa son peuple au travail. C’était à peine croyable que les humains ne les voient pas ! Quelles drôles de créatures ! Les feuilles prenaient de belles couleurs automnales et tombaient en pluie craquante sur les sentiers, l’air embaumait le sous-bois et les premiers frimas, les cosses des châtaignes jonchaient le sol et les prés se paraient du rose, du mauve et du jaune des dernières fleurs de l’année. Tout de même, l’automne leur demandait beaucoup de travail mais c’était vraiment leur chef-d’œuvre ! Il retrouva avec satisfaction son chêne : tout était bien, l’elfe avait bien raison ! Il s’adossa au tronc noueux du chêne et s’y réinstalla dans un soupir d’aise. Ah ! Quel bel automne ils préparaient !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-1486334416973227743?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/1486334416973227743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=1486334416973227743' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1486334416973227743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1486334416973227743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/09/automne-chef-chef-le-jour-est-arriv-un.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-2750561660933272855</id><published>2007-09-04T08:23:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:41:24.799-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img523.imageshack.us/img523/5789/dscf0777az5.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img523.imageshack.us/img523/5789/dscf0777az5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;DES TITRES DE LIVRES POUR REPONSES...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;A nouveau un jeu! Bon... La règle consiste à lancer le lecteur de son MP3 ou de sa mini-chaîne en mode aléatoire et de répondre aux questions avec les titres des chansons qui se succèdent. Mais je vais imiter Sixtine qui a suivi le même procédé mais avec des titres de livres choisis les yeux fermés, arbitrairement, dans sa bibliothèque! Me voilà dotée d'une liste de 29 titres de livres qui vont répondre aux 29 questions et j'argumenterais... si je peux... Voyons ce que ça donne : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;1/ Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Les mots&lt;/em&gt; (Sartre) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;C'est à peu près ça, j'ai passé la journée à lire... du Julien Gracq!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;2/ Irez-vous loin dans la vie ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Colomba &lt;/em&gt;(Mérimée) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Euh... Donc, non! (rires) A moins que je ne devienne un fantôme... Gloup!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;3/ Comment vos amis vous voient-ils ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;L'enfant qui ne pleurait jamais &lt;/em&gt;(Hayden) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;C'est sans doute ce que j'aimerais bien qu'ils croient... mais c'est râté!! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;4/ Allez-vous vous marier ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Antigone &lt;/em&gt;(Anouilh) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Ca veut sans doute dire non? Mais je &lt;em&gt;suis&lt;/em&gt; mariée!! Par contre, le désir d'absolu, le renoncement jusqu'à la folie d'Antigone, oui, pourquoi pas?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;5/ Quelle est la chanson (titre) emblème de votre meilleur ami ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Capitale de la douleur &lt;/em&gt;(Eluard)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Je crois que ça n'est pas si faux... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;6/ C'est quoi l'histoire de votre vie ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Les Petits Bonheurs &lt;/em&gt;(Clavel)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Oui, c'est exactement ça. On me dit trop indulgente... C'est que je passe vite sur les peines et les erreurs au profit de ces petits bonheurs souvent insignifiants qui vous gonflent le coeur...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;7/ C'était comment le lycée ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Dans ces bras-là&lt;/em&gt; ( Laurens)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;C'était dans les bras de personne! On était une bande de copains romanesques et rêveurs, littéraires et un peu fous... Les mots comptaient plus que les gestes que l'on n'osait pas!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;8/ Comment pouvez-vous avancer dans la vie ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Les filles de feu&lt;/em&gt; (Nerval)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Avec hargne, je pense. Avec une foi teintée d'orgueil. Le titre correspond bien. On me demande souvent si cela m'arrive parfois d'être calme et détendue...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;9/ Quelle est la meilleure chose à propos de vos amis ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Un sens à la vie &lt;/em&gt;(St Exupéry)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;En effet. J'aurais cherché des amis meilleurs, plus présents, plus aimants, non, je n'aurais pas trouvé... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;10/ Quoi de prévu ce week-end ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;La fille aux orages&lt;/em&gt; (Anglade)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;(gloussement bêta!) Euh, là, je vois pas... Si ce n'est que j'aime les orages, que ce sont les moments où je me sens le mieux... Mais aucun n'est prévu pour ce week-end!! Mistral déchaîné au programme!!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;11/ Pour décrire vos grands-parents ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;J'irai pas en enfer&lt;/em&gt; (Fournier)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;J'espère bien mais le rapport avec les grand-parents???&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;12/ Comment va votre vie ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Le livre des Nuits&lt;/em&gt; (Germain)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Hum, pourquoi pas... Une histoire compliquée, de la passion, les aléas de la vie...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;13/ Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement ? Quel livre lirait-on? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;A ce soir &lt;/em&gt;(Adler)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Pourquoi pas? C'est un joli message...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;14/ Comment le monde vous voit-il ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Je vais t'apprendre la politesse (petit con!) &lt;/em&gt;(Fournier)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;(éclat de rire!) Parfaitement bien trouvé!! Autoritaire, un brin revêche et à cheval sur les convenances! Une prof, quoi! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;15/ Aurez-vous une vie heureuse ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Le&lt;/em&gt;&lt;em&gt;s deux moitiés du ciel &lt;/em&gt;(Chatrier) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;(sourire) Si les deux moitiés du ciel restent ensemble, ça doit être oui!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;16/Qu'est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Les Amours &lt;/em&gt;(Ronsard)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Quelqu'un a-t-il un aveu à me faire??? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;17/ Est-ce que les gens vous désirent secrètement ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Le meilleur des mondes&lt;/em&gt; (Huxley)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Eh, eh, dans le meilleur des mondes, tout est possible!!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;18/ Comment me rendre moi-même heureux ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;L'ami retrouvé (&lt;/em&gt;Uhlman)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Bon, et bien, viens me retrouver!! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;19/ Que devriez-vous faire de votre vie ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Les chemins secrets &lt;/em&gt;(Smucker)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Et bien soit emprunter moi-même des chemins secrets, soit laisser les autres les emprunter pour m'y trouver!!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;20/ Aurez-vous des enfants un jour ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;9 mois de réflexion&lt;/em&gt; (Zigman)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Whaow! J'aurais voulu le faire que je n'y serais pas arrivée! Ben voilà, laissez-moi 9 mois, après, je réponds!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;21/ Sur quelle chanson (texte) feriez-vous un strip-tease ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;La poursuite du bonheur&lt;/em&gt; (Kennedy)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Evidemment! Sinon, pourquoi faire un strip-tease?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;22/ Si un homme dans une camionnette vous offrait un bonbon, que feriez-vous ?&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;L'enfant qui ne voulait pas grandir &lt;/em&gt;(Eluard)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Et bien je répondrais comme quand j'étais petite : "Je n'aime pas les bonbons, merci, Monsieur"...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;23/ Qu'est-ce que votre maman pense de vous ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Le message &lt;/em&gt;(Chédid)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Dans l'histoire, une femme blessée fait tout pour rejoindre son fiancé pour lui dire qu'elle l'aime. Je suppose donc que c'est là ce que pense ma mère!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;24/ Quel est votre plus sombre secret ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Lutins et Lutines &lt;/em&gt;(Morvan)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Ce n'est pas un sombre secret! J'en parle assez dans mes histoires! Je crois aux fées!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;25/ Quelle est la chanson emblème de votre ennemi mortel ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Comment je suis devenu stupide &lt;/em&gt;(Page)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Ben voilà! Si tu es mon ennemi mortel, voilà ce que je pense de toi! (rires)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;26/ Quelle est votre personnalité ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Ensemble, c'est tout &lt;/em&gt;(Gavalda)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Euh... J'ai un esprit tourné vers la meute? vers mon clan? Oui, c'est pas faux!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;27/ Quelle chanson jouera-t-on à votre mariage ? Quel livre lira-t-on?&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;La Belle aux oranges&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(Gaarder)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;On n'y a rien lu, mais j'aurais bien aimé. Ce livre a une histoire : tout d'abord, c'est mon livre préféré! Ensuite, une veille de Noël, alors que j'étais très loin de mon Chéri, je l'ai recopié sur l'ordinateur et je le lui ai envoyé bout après bout durant toute la période de l'Avent... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;28/ Où a eu lieu votre premier rendez-vous ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Fêtes Galantes, Romances sans paroles&lt;/em&gt; (Verlaine)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;(sourire) Ben, c'est étrange!! Dans un parc, sans rire!! Mais contrairement à l'univers de Verlaine, pour nous, c'était un parc inondé de soleil, riant et plein d'enfants...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;29/ A quoi ressemblerez-vous quand vous serez vieille/vieux ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;La métamorphose &lt;/em&gt;(Kafka)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Je ne sais pas comment le prendre, là! Je vais ressembler à une grosse blatte??? Non, retenons plutôt le côté philosophique : j'aurais mûri, je serais métamorphosée par ma sagesse! (comme je m'arrange!! Hi hi hi!)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Voilà! Mission accomplie! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-2750561660933272855?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/2750561660933272855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=2750561660933272855' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2750561660933272855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2750561660933272855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/09/des-titres-de-livres-pour-reponses.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-2573168372508485775</id><published>2007-09-04T01:50:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:41:42.783-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;VALSE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un - deux - trois ; un - deux - trois, une valse Madame?&lt;br /&gt;Belle mie, mes respects, donnez-moi votre main...&lt;br /&gt;Un - deux - trois, voltigeons, laissez voler votre âme,&lt;br /&gt;Rejoignons les danseurs ou ce soir sera vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un - deux - trois ; un - deux - trois, les robes tourbillonnent.&lt;br /&gt;Folle ivresse! Oh mon coeur, est-ce qu'il permettra?&lt;br /&gt;Un - deux - trois, cher Monsieur, mon front las s'aiguillonne!&lt;br /&gt;De grâce, il faut cesser, donnez-moi votre bras...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la valse, la valse! Reprenons la posture :&lt;br /&gt;Bonne amie, "un - deux - trois" nous dicte la mesure!&lt;br /&gt;Valsons donc, voulez-vous? Votre galant le veut!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un - deux - trois, que le temps, un court instant, se fige ;&lt;br /&gt;Valsons jusqu'au baiser car la valse l'exige.&lt;br /&gt;Un - deux - trois, voulez-vous? Nous sommes son seul voeu...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-2573168372508485775?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/2573168372508485775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=2573168372508485775' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2573168372508485775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2573168372508485775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/09/valse-un-deux-trois-un-deux-trois-une.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-4865057493067644966</id><published>2007-08-29T06:19:00.001-07:00</published><updated>2007-09-04T09:14:05.804-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"  style="color:#993399;"&gt;QUESTIO-MIAM&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;Bon, en effet, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Faffwah&lt;/span&gt;, mon jeune blog n'a jamais vu ça mais comme je ne me la pète pas Mme de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Sévigné&lt;/span&gt; et que mon blog n'a pas non plus vocation prétentieuse de salon littéraire, à mon tour de jouer le jeu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1/Les cinq choses que j'achète à chaque fois que je fais les courses.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Des fruits et des légumes. C'est incontournable! Je fais mon marché avec panier ou cabas tous les mardis matins dans &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Montfrinbourg&lt;/span&gt;. Je me fais un point d'honneur à cuisiner équilibré alors, on se nourrit beaucoup des produits de saison de la région, c'est aussi bon pour la planète!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- des "fondamentaux" : farine, levure, sucre, oeuf, beurre, crème fraîche, lait. Je cuisine beaucoup, j'y passe des après-midis entiers et je fais également mon propre pain, mes propres pâtes. Forcément, les fondamentaux sont des habitués de mon &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;chariot&lt;/span&gt;! En fait, rien que ça, ça fait déjà 7 articles mais bon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- du café. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Marinounet&lt;/span&gt; en boit beaucoup. Moi, moins, je suis plus thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- du fromage. De l'emmenthal, du fromage de chèvre, de la tomme des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;pyrénées&lt;/span&gt;... Moi, je l'aime plutôt cuisiné mais il y en a toujours toujours à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- boîtes, croquettes et litière... Impossible de faire sans. Je pense que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Kréma&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Léo&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Eden&lt;/span&gt; me mangeraient!! &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;lol&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2/ Les cinq choses que j'achète de temps en temps.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des plats tout prêts. J'aime pas trop, c'est pas notre truc. Mais ça aide bien après une journée de travail trop remplie ou les jours de grosse flemme. Même les purées, on les fait maison!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des chips et biscuits apéritif. Forcément, vu ce qu'on mange, c'est pas pour précéder le repas équilibré de ce genre de trucs! Mais faut avouer que c'est super bon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Du poisson frais. C'est excellent mais c'est vite hors de prix. Je l'achète surgelé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Du chocolat. Il n'y en a pas toujours à la maison parce qu'il disparaît mystérieusement en quelques jours (heures!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des plats chinois. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Marinounet&lt;/span&gt; en raffole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3/ Les cinq choses que je n'achèterai jamais.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Des produits détergents qui ne sont pas &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;labellisés &lt;/span&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;bio&lt;/span&gt;/écologiques. C'est une de nos croisades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des bonbons. Je n'aime pas le sucré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des bananes. Je les déteste et mon estomac aussi! Exit!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De la viande de cheval. Autant essayer de me faire manger mes chats!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Du pain... Eh eh, le mien est bien meilleur et vu l'inflation prévue, bien moins cher!! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;- Je sais, je triche, mais j'en ajoute un parce que ça me taraude : l'eau de javel! (à la limite, il y en a chez moi depuis que Belle-Maman en a acheté pour rendre blanc du linge, et j'avoue que là, c'est efficace!) Vous savez : la super invention qui tue tous les microbes que c'est tellement trop bien que maintenant, le corps s'est déshabitué aux bactéries et réagit par moultes allergies! Ben oui, c'est sa faute et la faute à tous les détergents surpuissants qui bousillent tout et nous d'abord. Je suis pas du genre à vivre dans la crasse mais sérieusement, il ya d'autres moyens d'en venir à bout. Mon blog est littéraire mais on m'a tendu la perche, je suis une écolo, une vraie et le pire, c'est que ça s'arrange pas d'année en année...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà! J'envoie la balle maintenant à Richard et Simplement Moi qui vont se régaler de répondre!! (hein, pas vrai, les copains??)&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-4865057493067644966?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/4865057493067644966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=4865057493067644966' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4865057493067644966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4865057493067644966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/08/questio-miam-bon-en-effet-faffwah-mon.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-3071414965795937727</id><published>2007-08-24T12:52:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:42:15.147-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img165.imageshack.us/img165/6695/img031op4.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 273px; CURSOR: hand" height="199" alt="" src="http://img165.imageshack.us/img165/6695/img031op4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;BLANCHE ET BAPTISTE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blanche et Baptiste s'aimaient. Profondément. Infiniment. Ainsi, le jour de leur mariage avait été marqué par la liesse de tous les villageois. Les deux jeunes gens étaient bons et respectueux. Leur petite maison résonnait des éclats de rire de Blanche et des chants de Baptiste. Ils étaient de bons voisins, honoraient les esprits sylvestres, les êtres de l'eau, préférant se passer d'un stère de bois ou d'un broc d'eau plutôt que de déranger dans son sommeil une sylvide ou une dryade.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hélas, le malheur frappe les yeux fermés les esseulés comme les bien-aimés : Blanche fut terrassée par le mal du vent de l'ouest. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plein de chagrin, Baptiste porta sa Blanche dans leur lit, frêle oiseau aux cheveux pâles. Il la veilla nuit et jour, la confia aux soins des docteurs et des enchanteurs et quand ceux-ci lui dirent qu'il n'y avait plus d'espoir, il courut par la forêt supplier les sylvestres, les célestes et les autres de leur venir en aide. Mais personne ne lui répondit. Les esprits ne le méprisaient pas, non, bien au contraire, ils étaient émus de voir cet homme éperdu les prier de sauver son amour, mais ils n'avaient pas le don de vie ou de mort. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Baptiste aurait pu laisser son coeur aux herbes folles de la colère, de la révolte. Ce ne fut pas le cas. Accablé, il retourna à sa chaumière. Il ne quitta plus un instant son aimée et il lui tenait la main quand sa dernière lueur de vie fut emportée par l'oiseau du matin. Il ferma alors les yeux de toutes ses forces pour graver le dernier regard gris de brume qu'elle lui avait offert...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il sortit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tous les villageois s'étaient massés autour de la maisonnette, attristés ou désolés. Mais foudroyé de douleur, Baptiste ne les vit pas. Il s'avança parmi eux tel un automate et, à la stupéfaction générale, il s'enfonça dans la forêt. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une fois seul dans une petite clairière, il laissa éclater sa peine sous le regard consterné du peuple féerique. Alors, une sylvide eut pitié de Baptiste et s'approcha de lui. elle secoua un peu les brindilles de ses cheveux avant de poser une main d'écorce palpitante sur l'épaule de l'homme. Et, sans se soucier de l'air stupéfait de Baptiste, elle prit la parole et sa voix parlait le langage des oiseaux : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- "Homme, nous sommes bien tristes pour toi. Nous ne pouvions rien contre le mal du vent de l'ouest. Mais pare ta femme de sa plus belle robe et nous ferons en sorte qu'elle ait le plus beau lit d'éternité. Ainsi, elle ne sera pas oubliée..."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Baptiste fixa un moment les yeux de nuit de la sylvide, pressa sa main d'écorce dans la sienne pour lui dire sa reconnaissance et il s'exécuta. Il rentra au village où tous l'attendaient. Il revêtit Blanche de la blanche robe de leurs noces, sans un mot d'explication, la prit dans ses bras et l'emporta dans la forêt, suivi des villageois qui pensaient qu'il avait perdu la tête. Il déposa le corps de sa bien-aimée sur le sol épineux de la clairière et fit un pas en arrière. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des murmures s'élevèrent de la foule des villageois : devant eux s'avançaient sylvides, dryades, elfes, lutins, fées et toutes sortes d'êtres qu'il aurait été difficile de nommer. Ils firent cercle autour de Blanche et se mirent à psalmodier des mots incompréhensibles. Blanche s'éleva dans les airs et s'immobilisa un instant. Une dryade invita Baptiste à l'embrasser une dernière fois. Puis son corps devint clair comme le cristal, se désagrégea en une myriade de lucioles qui se propulsèrent dans le ciel de la nuit en une pluie de minuscules étoiles. Quand tout fut fait, une dryade pointa du doigt un point étincelant dans le ciel : les Féeriques avaient fait de Blanche la plus lumineuse étoile du ciel...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'histoire aurait pu s'achever là. Mais l'amour infini va bien au delà... Toutes les nuits, Baptiste venait s'asseoir dans la clairière de Blanche. Chaque nuit de sa vie, Baptiste contempla l'étoile de sa Blanche tant aimée. Le jour, il était toujours aussi bienveillant, sage et travailleur. Mais en perdant sa Blanche, il avait perdu le goût paisible du sommeil, et il lui réservait les heures solitaires de ses nuits. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les sylvides l'observaient, ressentant dans leur coeur sans âge les meurtrissures de son propre coeur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au crépuscule de sa vie, il vint les trouver dans la forêt. Il leur dit qu'il avait bien oeuvré tout au long de sa vie, qu'il était bien fatigué et qu'il sentait bien qu'il avait fait son temps. Puis il leur demanda si, à présent, il pouvait rejoindre sa bien-aimée. Les Invisibles se consultèrent mais eurent tôt fait d'être d'accord. Alors, dans un soupir, le sourire aux lèvres, Baptiste s'allongea sur le sol chargé d'humus et s'abandonna enfin aux délices du sommeil, sans convoquer le réveil. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A nouveau, le peuple de la forêt fit cercle. A nouveau, il psalmodia des paroles étranges et Baptiste s'éleva dans les airs avant que son corps ne s'efface et qu'une myriade d'étincelles ne s'envole dans la nuit. Une dryade leva la tête en souriant : une étoile iridescente vint rejoindre l'étoile de Blanche qui l'attendait, solitaire, dans son coin de ciel. Quand les deux astres furent réunis, ils ne formèrent plus qu'une seule étoile aux contours nacrés qui se détacha du ciel et fusa dans l'air figé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On dit que voir une étoile filante permet de faire un voeu. C'est que les étoiles filantes sont un souvenir vivace de Blanche et Baptiste que le peuple de la forêt nous offre, une trace fugace d'un amour infini. Si vous en apercevez une, n'hésitez pas, faites un voeu... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-3071414965795937727?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/3071414965795937727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=3071414965795937727' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/3071414965795937727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/3071414965795937727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/08/blanche-et-baptiste-blanche-et-baptiste.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-2628263607539951942</id><published>2007-08-23T04:53:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:42:46.857-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img72.imageshack.us/img72/8044/dscf0728vf7.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;a href="http://img72.imageshack.us/img72/6558/dscf0729tu6.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 132px; CURSOR: hand; HEIGHT: 123px" height="170" alt="" src="http://img72.imageshack.us/img72/6558/dscf0729tu6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;PASSE-VELOURS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;a href="http://img72.imageshack.us/img72/6558/dscf0729tu6.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Près de la cheminée, les pattes en manchon,&lt;br /&gt;Rêvant et méditant, sujet de porcelaine,&lt;br /&gt;Il compose le temps, son petit barbichon&lt;br /&gt;Trempé dans le feu blanc de son coussin de laine. &lt;a href="http://img72.imageshack.us/img72/5760/eden1mz4.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 128px" height="141" alt="" src="http://img72.imageshack.us/img72/5760/eden1mz4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ses yeux, on peut voir des moires de diamants,&lt;br /&gt;Des cratères de lune et des soies de secrets.&lt;br /&gt;Il murmure sans fin son bel canto dormant,&lt;br /&gt;Indifférent au monde et aux bruits indiscrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la main le caresse, son manteau de satin&lt;br /&gt;Se déploie, se détend et son abord hautain&lt;br /&gt;Se froisse élégamment. Puis l'étoffe feutrée&lt;br /&gt;&lt;a href="http://img72.imageshack.us/img72/8044/dscf0728vf7.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 115px" height="170" alt="" src="http://img72.imageshack.us/img72/8044/dscf0728vf7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frôle, effleure et s'échappe avant de s'élancer.&lt;br /&gt;Insaisissable et doux, il semble nous tancer.&lt;br /&gt;Altier, le chat chaloupe en sa livrée lustrée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-2628263607539951942?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/2628263607539951942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=2628263607539951942' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2628263607539951942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/2628263607539951942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/08/passe-velours-prs-de-la-chemine-les.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-1105145828176434380</id><published>2007-07-31T11:44:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:43:06.937-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img297.imageshack.us/img297/7417/dscf0731kc0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img297.imageshack.us/img297/7417/dscf0731kc0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://img297.imageshack.us/img297/7417/dscf0731kc0.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;AELYS ET LA RIVIERE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'était l'été. Un ciel bleu myosotis dansait dans les ramures des peupliers. On entendait des oiseaux lancer des trilles enjoués dans l'air figé et les cigales grésiller. Entre les voiles de chaleur, Aélys s'avançait tranquillement. La jeune fille aux longs cheveux de soie noire, à demi cachée sous un vaste chapeau de paille claire, s'approchait sans se presser de la rivière qui, à cette heure, lisse comme un ruban liquide, s'appliquait à saisir les rayons du soleil. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle s'assit au bord de l'eau, se déchaussa et, relevant légèrement son jupon, plongea ses pieds dans l'eau fraîche. Elle n'était que silence et rêveries et laissait sa main courir dans l'eau dormante qui s'enroulait entre ses doigts, les caressait, les pressait légèrement. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lorsqu'elle retira sa main de l'étreinte étrange de l'eau, elle s'aperçut qu'elle n'avait plus l'anneau d'argent qu'elle portait toujours à l'annulaire. Elle fut frappée de stupeur et, à genoux au bord de la rivière taiseuse, son jupon étalé autour d'elle, elle plongea ses mains dans l'eau figée. A tâtons, elle cherchait son anneau dans le doux limon qui troubla bien vite l'eau. Sans vraiment s'en rendre compte, toute à sa recherche, elle avançait lentement, certaine de discerner le vif éclat de l'anneau un peu plus loin, un peu plus loin encore, un peu plus loin... Lorsqu'elle crut enfin le tenir, elle plongea la main dans l'eau jusqu'à l'épaule et eut la frayeur de sentir quelque chose l'entraîner avec force vers le fond. Elle s'enfonçait rapidement et privée d'air, pensa qu'elle allait finir sa vie là. Mais au moment où ses poumons étaient prêts à éclater, ils se remplirent alors d'un air liquide qu'elle aspira avec effroi. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Face à elle, la maintenant solidement par le poignet, se tenait une créature affreuse, au corps blanchâtre et écailleux, un peu visqueux et au faciès de poisson. Aélys tenta bien de crier mais son cri sortit assourdi dans un glouglou de bulles. Elle tenta alors de s'enfuir mais son corps était lourd, engourdi par le froid et la peur, bizarrement faible. L'horrible créature s'approcha, l'empoigna par ses longs cheveux qui se mêlaient aux algues et la jeta dans un repli de la grotte. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toutes les rivières recèlent ce genre de mystères inquiétants et nombre de jeunes filles et d'enfants disparaissent sans que l'on sache vraiment ce qu'ils sont devenus. Souvent, ces créatures aquatiques enlèvent les êtres d'en haut qu'ils envient pour leur liberté, afin de s'en faire aimer ou pour ne plus être seuls dans les solitudes aquatiques. Mais la bête de la rivière ne cherchait pas à se faire aimer. Elle se délectait du désespoir d'Aélys, y puisait une joie immense et froide. Aélys, qui n'était retenue par aucun mur avait bien essayé de s'enfuir et cela lui sembla au début bien facile mais une fois à la surface, ses poumons s'étaient comprimés violemment et elle avait été contrainte de replonger bien vite dans l'eau. Par un sortilège machiavélique, Aélys ne pouvait plus réintégrer le monde d'en haut... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, elle poussait des cris muets et pleurait des larmes qu'elle ne sentait pas couler, tiède symbole de sa vie, sur ses joues diaphanes. Elle passait son temps à faire glisser entre ses doigts pâles le limon du fond de la rivière, en regardant avidement la forme troublée de la lune. Parfois, elle tentait à nouveau de refaire surface, souffrait mille maux en tenant obstinément sa tête hors de l'eau mais, inconsolable, elle replongeait toujours. Quant à la bête cruelle qui l'avait réduite à cette triste condition, elle lui apportait toutefois du poisson cru et des algues pour la nourrir, tenant absolument à ce que sa prisonnière reste à sa merci, vivante, le plus longtemps possible. Elle obligeait Aélys à passer ses douces mains dans l'amas verdâtre et poisseux de ce qui lui servait de cheveux, elle la contraignait encore à la regarder, à la sentir, toute proche, à toucher sa peau... Mais jamais Aélys ne lui faisait le plaisir de lui montrer son dégoût, tout au plus affichait-elle un pur mépris. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une nuit de pleine lune, Aélys, plus mélancolique que jamais, s'approcha de la surface de l'eau, tout près du rivage. Elle avait été attirée par la lueur orangée d'un petit feu et à travers sa prison d'eau, elle observait ceux d'en haut. Elle eut très peur quand elle vit s'approcher d'elle le visage tout rond, roux et barbu d'un petit homme et, comme un petit poisson peureux, elle plongea vers le fond. Quand elle vit qu'il ne la poursuivait pas, elle remonta et vit le même visage la regarder avec curiosité. Le visage barbu plongea dans l'eau et lui sourit. Aélys, inquiète, troublée, esquissa un sourire mais ce fut difficile car cela faisait bien longtemps qu'elle ne souriait plus. Elle fut alors stupéfaite : la visage, sans bouger pourtant les lèvres, lui parlait : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Bonjour, être de l'eau, es-tu une sirène?&lt;br /&gt;Elle secoua la tête de droite à gauche.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Comment tu t'appelles?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle ne sut pas comment répondre et se contenta de hausser les épaules. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Moi, je m'appelle Lullaby, je suis un lutin. Qu'est-ce que tu fais là si tu n'es pas une sirène?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aélys baissa la tête, si triste de ne pas pouvoir discuter avec cet étrange gnome. Lullaby comprit ce qui la chagrinait et lui dit : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Ne cherche pas à me parler si tu ne peux pas... Contente-toi de penser tes paroles et je t'entendrais si tu me le permets. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;S'ensuivit une étrange conversation entrecoupée de haltes car Lullaby devait reprendre son souffle en sortant la tête de l'eau. Le visage du lutin devenait de plus en plus grave au fur et à mesure que Aélys lui racontait son histoire et, la dernière fois qu'il sortit la tête de l'eau, il était consterné. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-***Peux-tu m'aider?*** demanda Aélys en pensée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lullaby réfléchit à l'air libre un moment. Peut-être en retrouvant l'anneau???&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toutes les nuits, le lutin venait tenir compagnie à Aélys. Il la trouvait belle mais blême et triste, les yeux voilés, les lèvres trop claires. Chaque soir, il partait à la pêche sur une petite barque pour tenter de récupérer l'anneau mais en vain. Aélys, de son côté, sondait le limon en le laissant glisser inlassablement entre ses mains livides. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hélas, la vilaine créature du fond de la rivière surprit le manège de sa captive et fut remplie de fureur. Une nuit, il suivit Aélys jusqu'au rivage et découvrit son complice. Fou de colère, il se précipita sur Lullaby, les bras tendus dans sa direction, prêt à l'entraîner lui aussi dans son antre. Mais Aélys avait eu le temps de se retourner, de discerner la silhouette de l'odieuse bête et d'alerter son nouvel ami. Le lutin avait saisi prestement un tison du feu qui crépitait à côté de lui et en avait menacé la monstrueuse créature. S'ensuivit une lutte acharnée qui entraîna le lutin dans l'eau. Le tison s'était bien entendu éteint et c'est à mains nues qu'ils s'affrontaient à présent. Au moment où la créature de l'eau croyait bien avoir vaincu ce sale enquiquineur, Lullaby mit la main à la poche de son paletot et en sortit une pierre de lune, pas plus grande qu'un oeuf de poule. Elle scintilla dans la lumière bleutée de la nuit avant que le lutin la jette de toutes ses forces en plein dans le visage de la créature de l'eau. Cette dernière hurla en tenant sa tête à deux mains puis se figea comme une hideuse statue. Lullaby remonta à la surface pour prendre une goulée d'air salvatrice et replongea dans l'eau glacée. Quelque chose attira son regard, quelque chose qui brillait au cou de l'affreuse statue. Lullaby s'approcha et arracha de son cordon un petit anneau d'argent. A ce moment précis, il entendit un hurlement déchirant derrière lui et, se retournant vivement, il vit Aélys fermer les yeux et tomber au fond de la rivière. C'est avec grand peine qu'il réussit à la tirer hors de l'eau. Aélys était inanimée, morte peut-être. Le lutin lui passa au doigt l'anneau d'argent qu'ils avaient tant cherché, l'étendit près du feu et sortit de la besace qu'il gardait toujours avec lui une flûte à trois trous dont il se mit à jouer. C'était une mélopée simple et entêtante qui tenait du bruit du vent dans les arbres, du clapotis joyeux des cascades et du chant des oiseaux. Il joua longtemps, s'interrompant parfois pour contempler son amie et quand il vit le soleil se lever, il éteignit le feu, rassembla ses affaires, caressa doucement les cheveux encore humides de la brune Aélys et pffft! s'évapora dans la lueur matinale. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certains suggérèrent qu'Aélys s'est probablement égarée avant d'avoir été retrouvée par un chasseur ou un berger. D'autres affirmèrent que le monstre de la rivière l'avait sans doute enlevée pour en faire son épouse. Aélys ne dit jamais ce qu'elle avait vécu, ce qui ne fit qu'accroître le mystère... On dit qu'elle avait, ce matin-là, un regard effaré et la pâleur des morts qu'elle avait sans doute côtoyés. On dit qu'elle racontait des histoires abracadabrantes de créature aquatique et de lutin et qu'elle avait certainement perdu un peu de sa raison. On dit aussi que depuis lors, plus aucune jeune fille ne disparut au bord de la rivière et qu'un prince avait sans doute terrassé le dragon de l'eau qui vivait là... D'aucuns ont continué à faire des offrandes à la rivière pour qu'elle n'emporte plus leurs petits... On dit encore que l'anneau qu'Aélys portait à son annulaire gauche lui permettait de voir ce que les êtres d'en haut ne voient jamais et qu'elle était un peu sorcière... comme tous ses descendants d'ailleurs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lullaby en rit encore : ce que les hommes sont fantasques! Il ne s'agissait de rien d'autre que d'une jeune fille aux yeux chagrins qui eut la malchance de s'enfoncer un peu trop avant dans le royaume d'une bête aquatique primitive et d'un anneau devenu magique par la force des choses... Tout le reste n'était que pure fantaisie et si Aélys continua à voir son ami lutin, c'est juste parce qu'il allait parfois lui rendre visite les nuits sans lune et qu'elle croyait en lui. Certains cherchent encore l'anneau d'argent d'Aélys qui, soit disant, ouvre la porte de Féerie! Ce n'est pourtant qu'un stupide anneau sans le moindre pouvoir... Mais n'en parlez surtout pas! Les enfants en tireront peut-être une juste leçon de sagesse... et un rêve à poursuivre... &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-1105145828176434380?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/1105145828176434380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=1105145828176434380' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1105145828176434380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1105145828176434380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/07/aelys-et-la-riviere-ctait-lt.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-1988474687784091607</id><published>2007-07-18T06:20:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:43:34.115-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;FORCE ARDENTE&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ami, si tu te perds, si ton âme te pèse,&lt;br /&gt;Si les sombres kobolds t'éreintent de noirceur,&lt;br /&gt;S'il convainquent ton coeur de leurs tristes fadaises,&lt;br /&gt;Viens et nous parlerons, l'heure sera douceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frère, si chaque jour te réduit à la peine,&lt;br /&gt;Si les vils gobelins te noient de désespoir,&lt;br /&gt;S'ils contraignent ta vie à l'effroi et aux chaînes,&lt;br /&gt;Viens et nous parlerons, laissant filer le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amour, si tu as peur, si pour toi, tout s'écroule,&lt;br /&gt;Si les féroces trolls te livrent à leurs lois,&lt;br /&gt;S'ils ruinent tes efforts, que ton rêve s'éboule,&lt;br /&gt;Viens et nous parlerons, mes baisers feront loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dragons, ogres et loups, vespérales sirènes&lt;br /&gt;Peuvent bien essayer de tuer l'essentiel.&lt;br /&gt;Krakens et korrigans, aux ombres de phalènes,&lt;br /&gt;Adversité glacée, peuvent jeter leur fiel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je convoquerais des armées de lumière,&lt;br /&gt;Et je manderais Puck et bien d'autres lutins,&lt;br /&gt;Elfes et farfadets et les nymphes altières&lt;br /&gt;Se battront pour l'espoir, pour l'amour, le destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après chaque mirage, après chaque tempête,&lt;br /&gt;Nous nuirons à la nuit par la vive lueur&lt;br /&gt;De milliers de chandelles et malgré les défaites,&lt;br /&gt;Phénix ne pliera pas, bien vivant et vainqueur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-1988474687784091607?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/1988474687784091607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=1988474687784091607' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1988474687784091607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1988474687784091607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/07/force-ardente-ami-si-tu-te-perds-si-ton.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-8365340968037652052</id><published>2007-07-10T01:15:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:43:56.089-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://img412.imageshack.us/img412/457/imag0020ri7.jpg"&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 214px; CURSOR: hand; HEIGHT: 158px" height="179" alt="" src="http://img412.imageshack.us/img412/457/imag0020ri7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;TRAIN DE NUIT&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est l'heure où la lumière n'est plus que gouttes d'or sur un dais de velours sombre. Janvier a glacé la ville déserte, Belle endormie sur ses longs bras antiques. Il enfonce un peu plus les mains dans ses poches et accélère le pas. Ce sera bientôt l'heure.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Le vent fait frémir les flancs du train. Quelques murmures sous le silence et sous la lumière trop blanche des veilleuses de nuit. Le nez collé à la vitre gelée, elle fouille l'obscurité, cherche un repère. Elle remonte un peu son manteau sur ses genoux et sourit. Ce sera bientôt l'heure.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les pavés luisent de myriades d'étincelles sous ses pas. Les feux follets dansent devant lui. La buée blanche flotte et repose dans les airs. Il avance sans se soucier de la distance qu'il lui reste à parcourir. La ville est calme, cela lui &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;plaît&lt;/span&gt;. Le froid lui rosit les joues. Qu'importe. Elle sera bientôt là.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Le contrôleur passe sans bruit, une lampe torche exténuée balayant faiblement le couloir. Elle ne dort pas. Son coeur s'est emballé aux dernières lueurs de la dernière ville traversée. Elle l'écoute : il bat la chamade. Elle goûte au délicieux tourment qu'il lui inflige. Elle tente de le tromper avec quelques pages d'un livre... Non, décidément, cette douce exaltation est trop précieuse. Qu'importe, il sera bientôt là.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr, il est en avance. Le quai de gare est solitaire. Il est trop tôt, il fait trop froid, les autres attendent dans le ventre de la gare, sous les lumières curieuses. Lui ne se résout pas à les rejoindre. Il veut l'attendre ici, éprouver le tendre espoir des yeux du train dans le lointain, ressentir de tout son être la cruauté de cet &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Hermès&lt;/span&gt; de fer qui ne vient pas, qui prend son temps, qui se joue de sa patience. Il veut la chercher dans le flot d'anonymes, il veut laisser son coeur aller bien avant ses jambes vers elle, il veut... il veut... la voir enfin...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Elle a attendu le plus longtemps possible avant de ranger ses affaires mais elle n'y tient plus. Elle referme son livre sur la page qu'elle a relue dix fois et le borde dans son sac. Elle scrute son visage dans la noire opacité de la vitre. Elle lui sourit, s'interroge et &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;dé&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;fait&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; ses nattes, lentement en conseillant en secret à son coeur de se faire plus discret. Elle le sent rire, rire de ce rire d'enfant, cristallin, en cascade, de ce rire si pur qui dit les indicibles bonheurs. Elle semonce le train de ralentir aux abords des villes replètes et les yeux tout grand ouverts, elle se laisse emporter par la gentille impatience de le voir enfin...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un sifflet hurle dans la nuit de charbon. Il tressaille.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Pourquoi diable ce train &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;freine-t-il&lt;/span&gt; si tôt? Elle frissonne.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les yeux du train! Les yeux du train percent les entrailles de la nuit!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Les lumières de la gare l'étourdissent un bref instant.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le voilà!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;La voilà!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les portes s'ouvrent. La foule sans nom se déverse, ruisselle et s'éparpille en flaques colorées sur le quai. Appesantie par le mauvais sommeil et les lourdes valises, elle s'amasse, s'étale, cherche son destinataire. Mais lui les ignore. Lui ne cherche qu'elle.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Les portes s'ouvrent. Les passagers se pressent sans entrain. Elle croit entendre son coeur hurler : "Avancez, de grâce!" mais elle ne dit mot pourtant, docile. Cela fait partie des règles du jeu. Elle attend encore, elle sait que ces dernières minutes, pesantes, fébriles, sont de celles dont elle se rappellera. Elle fixe obstinément le fond de la voiture, refuse l'appel ensorcelant des vitres, elle saura attendre encore un peu.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Wagon après wagon, ses yeux sondent la multitude.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Pas après pas, elle gagne le marchepied&lt;/span&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Son visage s'illumine : comment ne l'a-t-il pas vue plus tôt? Il ne voit plus qu'elle.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Elle quitte le train et s'autorise à le chercher. Son visage irradie. Comment a-t-elle pu attendre? Elle ne voit plus que lui.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La valise se couche, obéissante à leurs pieds. Il la fixe un moment, n'est-ce pas une illusion? Peut-il la toucher sans &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;qu'évanescente&lt;/span&gt;, elle ne s'échappe? Il ose enfin et la prend dans ses bras. Il la serre fort, la soulève légèrement pour la garder, pour l'enlever au sol maintenant bruyant et la garder pour lui. Il glisse une main dans les remous tièdes de ses cheveux. Elle l'étreint, les yeux rieurs.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils se taisent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les mots n'auraient pas de sens, détachés de toute substance. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils se taisent.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La foule anonyme a quitté le quai sur la pointe des pieds. Ou alors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;n'y ont-ils&lt;/span&gt; pas pris garde... Eux n'ont pas bougé. Investis de leurs retrouvailles, ils se respirent et leurs lèvres se frôlent. Le vent tente de les chasser de ce quai de gare où il règne en maître. Mais ils l'ont oublié, qu'il maugrée!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sa main retrouve le nid familier de sa main fine. Ils donnent enfin raison aux bourrasques. Et, telle une chimère déliquescente, ils s'enfoncent sous le dais sombre constellé de paillettes d'or de leur nuit de janvier. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-8365340968037652052?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/8365340968037652052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=8365340968037652052' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8365340968037652052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8365340968037652052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/07/train-de-nuit-cest-lheure-o-la-lumire.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-1104001460750496707</id><published>2007-07-08T02:54:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:44:16.890-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img409.imageshack.us/img409/5716/macaza5lw3.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img409.imageshack.us/img409/5716/macaza5lw3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;LE LAC&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Dans son écrin de forêt, le lac est lové. Son eau paisible renvoie le reflet des arbres aux feuillages sombres et parfois, le vol paisible d'oiseaux noirs. Pas un pli, pas une ride à la surface vert argenté. D'épais nuages le couvrent d'une brume songeuse.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;La barque touche la surface du lac et dessine des lignes plus claires tout autour d'elle. Le petit bateau frêle avance sans bruit. Les rames se dressent, plongent, nagent et se redressent et une bruine fine caresse nos joues. Une main s'attarde dans l'étoffe de l'eau. Elle est délicieusement fraîche et le soir parfume l'air de ses nébulosités odorantes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lac s'étire. Sur ses berges, on devine de petits sentiers qui, rendus à l'état sauvage, courent et sautent entre les arbres. On devine aussi de jolis chalets de bois brun, assis confortablement et devisant à mi mots, de petits jardins parfois, aux pelouses rases, des cheminées exhalant leur fumée légère dans l'air figé. Et, de loin en loin, des barques retournées sur les rives, et des pontons en bois, comme autant de bras tendus vers le lac, comme autant d'étreintes imperturbables et suspendues dans leur hâte.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La barque glisse de clapotis en clapotis. Les rames, sans s'émouvoir, fendent l'eau d'un rythme régulier. Le lac nous happe. En son milieu, le miroir est étrange et les arbres de la rive gauche semblent toucher les arbres de la rive droite, forêt irréelle, forêt aquatique à travers les branches de laquelle vont nicher des poissons de vif argent. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des rires d'enfants parviennent jusqu'à nous, étouffés, disparus déjà, impression que le rêve nous a saisis. La barque s'approche d'un ponton dansant sans se presser. Elle s'y accote doucement. Elle est délestée de ses paquets et portée sur le rivage. L'heure est à la paix.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De gros nuages duveteux s'amoncellent maintenant au dessus du lac, comme la chevelure volage d'un vieillard. Le chalet ouvre ses portes sur son foyer chaleureux mais le lac ensorcelle, déjoue les artifices de la petite maison sylvestre. Assis sur le ponton, nous regardons en silence les kyrielles de petites fées qui valsent au dessus de l'eau. Parfois, elles touchent délicatement la surface lisse et laissent une empreinte ronde qui va en grandissant. Le soir couvre le lac et ses abords d'une couverture frangée de bleu et de gris. La quiétude est juste troublée par le crépitement d'un feu de bois près du chalet. Près du feu, on distingue les ombres mouvantes d'un groupe d'amis, les sourires complices d'une guitare. Mais sur le ponton, tout près de l'eau, tout nous vient assourdi, lointain, et la rêverie nous presse contre son coeur. Quelques gouttes de pluie annoncent l'averse prochaine. Mais avant de rentrer, l'âme embrasse le lac constellé de pampilles brillantes. Le bal des fées peut à présent commencer... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-1104001460750496707?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/1104001460750496707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=1104001460750496707' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1104001460750496707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1104001460750496707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/07/le-lac-dans-son-crin-de-fort-le-lac-est.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-4533147375300275416</id><published>2007-07-01T02:37:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:44:37.058-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img179.imageshack.us/img179/3698/img007ay5.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img179.imageshack.us/img179/3698/img007ay5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;L'ARBRE ET L'HOMME&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'arbre est tombé. Navré de quitter la terre, il s'est résigné. Que faire, comment résister, lorsque l'on est juste né pour cette destinée? Etalé de tout son long, il déploie, impudique, ses ramages comme autant de jupons. Il s'est couché, fatigué, si fatigué. Il perd conscience. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand il revient à lui, le monde lui apparaît différent. Comme s'il était multiple. Comme si lui-même s'était multiplié. L'air n'a plus la profondeur de sa forêt natale. La vie y est bruyante. Cela l'indiffère. Il attend, là, paisible, dans la sagesse que lui donne l'âge. Il attend que quelque chose change. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et puis cela vient. Il sent qu'on le touche, qu'on l'examine, qu'on le déplace. Il quitte un autre espace, il voyage. A-t-on jamais vu un arbre voyager? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il a trouvé le bois qu'il cherchait. De longs pans bien droits, propres; un beau veinage. Il va pouvoir commencer. Et la main, sûre, commence un dialogue muet avec l'arbre. "D'où viens-tu?" et le pan devient planche. "Quand es-tu né?" Le rabot s'applique, passe et repasse, modère son pas, s'ingénie à négocier avec l'arbre. "Dans tes branches, des oiseaux avaient-ils niché?" La main ausculte, exigeante, caresse, s'attarde. "La nuit, le vent jouait-il dans ta ramure?" La main trace, dessine, marque... "La vie était-elle douce?" De nouvelles racines naissent, les pièces s'emboîtent, l'arbre se remet debout. "As-tu aimé la pluie?" Le ciseau à bois s'approche, amadoue le bois réticent, grave les arabesques, nouveau feuillage persistant. "Le temps t'a-t-il paru long parfois?" La main effleure, affine, masse. "As-tu eu mal?" La main nourrit, explique, raconte. "Je t'offre une nouvelle vie..." La cire embaume, rappelle à l'arbre la sève qui courait en lui. L'arbre savoure la vie qu'on lui insuffle. L'arbre se tient noble, tout droit, debout. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'arbre soupire. Ainsi voici la nouvelle vie qui s'offre à lui? Soit. Ce n'est pas si mal. L'arbre se résume. Son corps est bien là, vivant, sublime. Il trône. Devant lui se tient l'homme. L'homme de sciure, l'homme de cire, l'homme de bois. L'homme sourit devant son travail accompli. Il respecte l'arbre. Il lui sourit. Il passe un dernier coup de chiffon sur une trace puis laisse glisser sa main sur le flanc de l'arbre. Il s'attarde. Sa peau est lisse, douce, ambrée. Il tressaille. Il lui semble que l'arbre a respiré... Il sourit à nouveau. Juste une impression sans doute.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'arbre respire. Il se sent soudain proche de la main qui l'a fait renaître, qui caresse, la main d'un homme de bois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-4533147375300275416?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/4533147375300275416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=4533147375300275416' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4533147375300275416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4533147375300275416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/07/larbre-et-lhomme-larbre-est-tomb.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-3998150177849714240</id><published>2007-06-26T12:41:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:44:56.615-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;A L'AUBE DU SOMMEIL&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la pensée s'embrume et dérive à l'envi,&lt;br /&gt;Quand le corps se ravise et oublie ses repères,&lt;br /&gt;Quand le coeur chavire et que le temps est ravi ,&lt;br /&gt;L'âme délibérée s'abandonne au mystère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sommeil givré aux cils, comme des gouttes d'or,&lt;br /&gt;Les rêves scintillants réclament la Magie.&lt;br /&gt;La frontière est ténue, un peu plus et l'on dort,&lt;br /&gt;Et l'âme vascille telle mille bougies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux portes du sommeil, les ombres de velours,&lt;br /&gt;Les souffles de la nuit seraient murmures d'ambre...&lt;br /&gt;Les fées pourraient danser au chevet des Amours,&lt;br /&gt;Et les faunes jouer des musiques de chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'orée du sommeil, monde conditionnel,&lt;br /&gt;Drapé de songes gris, alors tout est possible.&lt;br /&gt;Le rêveur vous attend, Peuple des Eternels,&lt;br /&gt;Laissez-le se bercer au lit des Invisibles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-3998150177849714240?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/3998150177849714240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=3998150177849714240' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/3998150177849714240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/3998150177849714240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/06/laube-du-sommeil-quand-la-pense.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-6637719390279052193</id><published>2007-06-18T13:27:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:45:16.630-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img100.imageshack.us/img100/2232/img006nu2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img100.imageshack.us/img100/2232/img006nu2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;LA PLACE DES RÊVES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il fait des ricochets sur les les chemins de pierres. Il passe des heures à compter les gouttes de pluie qui glissent sur la vitre. Il a un cirque bien à lui où il présente un numéro très risqué de dressage d'escargots. Il dit que quand il est né, il parlait la langue des anges. Il joue à la marelle sur les trottoirs pavés. Quand il se promène dans la garrigue, il s'assied au pied d'un arbre et attend les cigales. Il dit qu'il a trouvé la clairière aux fées. Une plume de pigeon à la main, il écrit des pages et des pages dans des cahiers invisibles et ses histoires finissent toujours bien. Quand la nuit tombe, il pense que la Terre a fermé ses paupières. A la mer, il compte les vagues. Il a fabriqué une boîte magique pour attraper les rayons du soleil et il essaie d'en inventer une qui puisse emprisonner les couleurs de l'arc-en-ciel. Il rêve de les enfermer dans des crayons de couleur pour pouvoir, à loisir, dessiner et colorier les beautés du monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si c'était un adulte, on crierait sans doute à la folie. "Ah, non, ma petite dame, il n'y a pas de place aux rêves dans la vraie vie! La vie, c'est du sérieux! Pas de place pour les originalités! Ah ça, non alors, ça n'est pas permis! "&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En attendant, du bout des doigts, du bout des cils, assis par terre dans le chemin poudreux, il a décidé de compter les étoiles. Et immanquablement, il va se tromper quand il arrivera à 20! Il n'a que 5 ans alors, il a le droit. Le droit de rêver, le droit d'imaginer, le droit d'être un peu fou... ("Il n'est pas fou, ma petite dame, il est inventif! C'est une qualité!") Quand il sera grand - et il a bien le temps - alors, il oubliera sa boîte à attraper le soleil et les arcs-en-ciel. Il oubliera les fées. Il oubliera de regarder le bruissement des feuilles bousculées par le vent. Il oubliera de croire. Et il oubliera même qu'il a oublié... &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour l'heure, il jure que non, que jamais il ne pourra oublier de rêver. Alors quoi? Alors peut-être bien... On pourra peut-être en faire un artiste... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-6637719390279052193?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/6637719390279052193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=6637719390279052193' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/6637719390279052193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/6637719390279052193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/06/la-place-des-rves-il-fait-des-ricochets.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-8329069917054213557</id><published>2007-06-18T01:17:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:45:36.922-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img83.imageshack.us/img83/2262/img005bq3.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img83.imageshack.us/img83/2262/img005bq3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;LA NAISSANCE D'UNE FEE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choisir un lit douillet, des feuillages d'automne,&lt;br /&gt;Un petit coin discret, dans un joli pot jaune.&lt;br /&gt;Attendre un clair de lune et cueillir la rosée&lt;br /&gt;Qui en perles nacrées s'est métamorphosée.&lt;br /&gt;Les toiles d'araignée, parures éphémères,&lt;br /&gt;En luisent au matin dans les primes lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Planter soigneusement une graine de fée&lt;br /&gt;Et recouvrir de neige, oui, ce sera parfait!&lt;br /&gt;Poser le pot à fée à l'abri d'une ombrelle&lt;br /&gt;Car le soleil pourrait gêner la demoiselle.&lt;br /&gt;Dans son cocon fragile, elle aspire à vous plaire.&lt;br /&gt;Reprenons s'il-vous-plaît, il y a fort à faire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fée n'aime pas qu'on l'épie, qu'on l'observe.&lt;br /&gt;Résistez à l'envie, restez sur la réserve,&lt;br /&gt;Votre fée se fait belle et attend le printemps&lt;br /&gt;Pour que ses ailes d'or papillonnent aux vents.&lt;br /&gt;Pensez à lui tisser une robe légère&lt;br /&gt;De rayons de soleil, de ruisseaux et de terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour où vous verrez le bouton tout gonflé&lt;br /&gt;d'une fleur inconnue aux mille et un reflets,&lt;br /&gt;Regardez de plus près, la fée va s'éveiller.&lt;br /&gt;D'abord les pétales vont vivement briller&lt;br /&gt;Puis s'écarter un peu, la voilà qui paraît!&lt;br /&gt;Révérence timide, vous voilà dans ses rêts!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle défroissera ses jupons colorés,&lt;br /&gt;Puis ses ailes de feu, ses voiles de forêt.&lt;br /&gt;Pensez à lui trouver un nom d'enchantement,&lt;br /&gt;Quelque chose de frais qui rime avec charmant.&lt;br /&gt;Si vous la cajolez, (les fées sont cabotines)&lt;br /&gt;Vos rêves porteront son empreinte mutine.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-8329069917054213557?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/8329069917054213557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=8329069917054213557' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8329069917054213557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/8329069917054213557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/06/la-naissance-dune-fee-choisir-un-lit.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-1404735002591442091</id><published>2007-06-15T10:20:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:45:59.075-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;LA MAISON DE FAMILLE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adossée au rempart du vieux village, ses volets jaune pâle fermés sur son histoire, elle médite. Dans la ruelle étroite et fraîche, tout près de la bergerie, une porte craquante s’ouvre. Les tommettes rouges déroulent leur mosaïque. L’air est parfumé d’encaustique et de temps suspendu.&lt;br /&gt;Une grande horloge, orgueilleuse, monte la garde à l’entrée de l’escalier qui mène à l’étage. Elle attend juste que l’on fasse jouer sa clé quelques tours et que l’on ranime son balancier doré. Elle sonnera chaque demie, promettra de s’arrêter la nuit mais se trompera toujours.&lt;br /&gt;La vieille dame chargée d’histoire écoute les aïeux qui hantent ses recoins. C’est qu’à plus de 200 ans, on ne s’en laisse plus compter ! Elle a vu les anciens assis dans la cheminée ressasser leurs souvenirs. Elle a vu les anciens se réunir autour de la grande table de ferme et discuter au fil des veillées à la lueur oscillante d’une lampe à pétrole. Elle en a connu, des peines et des joies. On l’a même dépossédée de quelques pièces, à une époque, avant de les racheter… Elle a vu les arrières grands-parents faire sauter sur leurs genoux les tout petits, elle les a vus , ces petits, s’amuser avec des marrons et les fruits de vigne vierge. Et puis elle a vu les plus vieux venir de moins en moins… Puis l’arrière grand-mère venir toute seule… et puis ne plus venir…&lt;br /&gt;Oh, elle n’est pas « moderne », ce mot à la mode ! Les portes des buffets grincent et elle est trop froide l’hiver. Mais elle est là, digne vieille dame, image d’une époque paisible et laborieuse, symbole de l’histoire et de l’unité de toute une famille…&lt;br /&gt;L’escalier aux nez de marche en bois monte en L vers les hauteurs. Il était bien dangereux quand il était ciré chaque année ! Chacun garde en mémoire une glissade formidable jusqu’au mur en bas !&lt;br /&gt;A droite, deux chambres en enfilade, deux chambres aux grands lits grinçants. La première pour les grands, la deuxième pour les enfants dans laquelle quelques jouets subsistent.&lt;br /&gt;Au fond, la chambre bleue. La chambre de jeune fille où toutes les demoiselles se sont succédées. La chambre aux murs bleus aux motifs délicats faits au pochoir et si fragiles qu’un revers de main les efface. La chambre bleue dans laquelle on ne s’appuie donc jamais aux murs… Un piano fier et désaccordé siège contre un mur, à côté d’un gros lit moelleux, ses deux chandeliers dépouillés de bougies. Dans la grosse armoire, des costumes se mélangent, vestiges de carnavals, et le boa déplumé s’amuse avec le chapeau haut de forme. Dans l’épaisseur du rempart, derrière le rideau, une fenêtre inonde la pièce de clarté. Une petite table porte un broc à eau et une cuvette, témoins de tant de toilettes d’avant l’eau à l’étage. Un miroir au tain fané renvoie une image malicieusement piquetée.&lt;br /&gt;A gauche, la chambre des arrières grands-parents au grand lit tout gonflé trône. Au fond de la pièce, une coiffeuse en marbre étale ses richesses : de vieux flacons renfermant des parfums oubliés, de petites bouteilles de vernis séché aux taches de couleurs lumineuses, une brosse à cheveux… Sanctuaire respecté naturellement, qui conserve son parfum d’interdit malgré le temps qui passe, malgré les enfants devenus grands qui le traversaient à pas de velours et le cœur battant comme si quelque armoire eut pu trahir leur intrusion, pour monter à l’escalier plus pentu, plus récent qui a remplacé l’ancienne échelle de bois. C’est que tout en haut s’étend une longue pièce remplie de souvenirs, de coffres et de livres. La magnanerie a laissé ses derniers vers à soie se transformer en papillons pour devenir une sorte de caverne aux milles trésors. De là-haut, sur l’immense balcon, on admire les Cévennes qui s’étalent au loin. On y installe même des chaises, les jours d’orages pour en faire une salle de cinéma vivante !&lt;br /&gt;A l’arrière de la grosse bâtisse, la grande terrasse couverte de vigne vierge donne sur une cour à deux niveaux. Les belles de jour minaudent avec les plantes grasses.&lt;br /&gt;Encore aujourd’hui, j’y vois mon arrière grand-père assis sur une chaise casser avec un petit marteau des noix et des noisettes pour son arrière petite-fille qui, généreuse, lui en laissera un fruit sur deux. J’y vois mon petit frère à genoux sur la terrasse, un Pif ouvert devant lui, tentant de monter le dernier petit gadget que mon père terminera d’assembler… et qui ne fonctionnera jamais !&lt;br /&gt;J’y lis mon enfance, mes origines, le livre de ma famille… J’entends le tic-tac de la grosse horloge , agaçante en début de séjour, si évidente à la fin que les premières nuits de retour, le sommeil viendra difficilement.&lt;br /&gt;La maison de famille, l’Oustalet, le « coin à l’abri du vent » en patois. L’abri de notre cœur… Et si ses volets sont clos, elle continue, imperturbable, son labeur de mémoire auprès de tous les miens…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-1404735002591442091?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/1404735002591442091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=1404735002591442091' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1404735002591442091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/1404735002591442091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/06/la-maison-de-famille-adosse-au-rempart.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-5008443372308027012</id><published>2007-06-13T05:31:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:46:18.264-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img529.imageshack.us/img529/2777/coucouron3iw7.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 309px; CURSOR: hand; HEIGHT: 217px" height="203" alt="" src="http://img529.imageshack.us/img529/2777/coucouron3iw7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;TERRE DE RACINES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes yeux se sont perdus à chercher ton visage&lt;br /&gt;Mais pourtant loin de toi, je vis dans ta maison.&lt;br /&gt;Je ne peux oublier tes bras ni ton rivage&lt;br /&gt;Puisqu'ils m'ont élevée au seuil de tes saisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai couru tes chemins et ton âme sereine,&lt;br /&gt;Sous ton soleil brûlant et sous tes cieux glacés.&lt;br /&gt;J'ai lu tous tes secrets comme on entre en arènes,&lt;br /&gt;Comme assoiffée de toi, sans jamais me lasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être fallait-il que le sort nous sépare&lt;br /&gt;Pour que tous mes regards se muent en pur amour.&lt;br /&gt;Peut-être fallait-il que l'avenir m'égare&lt;br /&gt;Pour qu'enfin je te vive au delà du retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te vis fièrement, née du sang de ta terre.&lt;br /&gt;Grandie d'un héritage inconnu aux lointains,&lt;br /&gt;De cette humilité propre à ce peuple austère&lt;br /&gt;Rendu fort et méfiant, je me vois dans ton tain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon sublime foyer, tu sais bercer mon âme&lt;br /&gt;Et je suis investie des parfums, des couleurs,&lt;br /&gt;De tout ce que tu es, de tes multpiples flammes,&lt;br /&gt;Comme un peu de ce toi qui m'emplit de chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te porte en bannière, en étendard d'étoile&lt;br /&gt;Et le vent de ta veine éclate dans &lt;em&gt;l'accent.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je te porte en flambeau et mes mots me dévoilent,&lt;br /&gt;Te révélant au monde, à jamais te fixant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que rien ne peut m'éloigner de tes chaînes.&lt;br /&gt;A mille lieux de toi, elle restent salut.&lt;br /&gt;Celui qui me connaît sait bien où tu me mènes&lt;br /&gt;Et saura voir en toi tout ce qu'il m'aura lu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2001- Remiremont.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-5008443372308027012?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/5008443372308027012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=5008443372308027012' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5008443372308027012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/5008443372308027012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/06/terre-de-racines.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-4696237258644059015</id><published>2007-06-13T04:17:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:46:37.084-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/Rm_xCdMR6bI/AAAAAAAAAAM/-LzS5zUoGYU/s1600-h/Le+Gardon4.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075540329568004530" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" height="245" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/Rm_xCdMR6bI/AAAAAAAAAAM/-LzS5zUoGYU/s320/Le+Gardon4.jpg" width="355" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;SUD &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a au mot Sud des paillettes d'éther,&lt;br /&gt;Un peu d'éternité aux portes des villages.&lt;br /&gt;Il y a au mot Sud une ombre qui se perd,&lt;br /&gt;Et la latence amie du coton des nuages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chemins des cigales, promesses d'infini,&lt;br /&gt;S'attardent en détour, appellent la paresse,&lt;br /&gt;Invitent les oiseaux au doux babil du nid,&lt;br /&gt;Etablissent Nature en bucolique Abbesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a au mot Sud les parfums entêtants,&lt;br /&gt;Les pins du bord de mer, et le tamaris sage.&lt;br /&gt;Il y a au mot Sud les tourbillons chantants&lt;br /&gt;De tous les vents du Rhône, roi de paix et de rage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil, maître-ami, rit de tous ses rayons,&lt;br /&gt;Se joue, avec malice, de sa grande opulence,&lt;br /&gt;Irradie, illumine, et tisse ses maillons,&lt;br /&gt;Pour habiller le Sud de sa magnificence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2002 - Remiremont.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-4696237258644059015?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/4696237258644059015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=4696237258644059015' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4696237258644059015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/4696237258644059015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/06/sud-il-y-au-mot-sud-des-paillettes.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/Rm_xCdMR6bI/AAAAAAAAAAM/-LzS5zUoGYU/s72-c/Le+Gardon4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31720380.post-3198408043554325418</id><published>2007-06-12T07:06:00.000-07:00</published><updated>2007-09-18T14:46:55.725-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sous-bois secret.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://img337.imageshack.us/img337/7412/aramon6fi4.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 318px; CURSOR: hand; HEIGHT: 237px" height="238" alt="" src="http://img337.imageshack.us/img337/7412/aramon6fi4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;SOUS-BOIS SECRET&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un jardin de pluie où les songes de plume&lt;br /&gt;Prennent le relief flou des ombres de la nuit.&lt;br /&gt;C'est un sentier caché, emmitouflé de brume&lt;br /&gt;Qui mène aux doux secrets de la raison enfuie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une lettre émue, ivre de confidences ,&lt;br /&gt;Confiée à l'écrin sûr d'un livre cent fois lu.&lt;br /&gt;C'est une bulle d'or, sans regret, sans offense,&lt;br /&gt;Dans un ailleurs étroit où le trouble s'est tu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le sentier caché, trouveras-tu peut-être&lt;br /&gt;La sente qui descend à tout ce que je tais.&lt;br /&gt;Peut-être y verras-tu ce qu'on ne peut connaître,&lt;br /&gt;Ce que l'âme ressent, une once de beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nuages seront des animaux étranges,&lt;br /&gt;les fleurs renfermeront des fées et des lutins,&lt;br /&gt;Les ondes chanteront la mélopée des anges&lt;br /&gt;Et tout revêtira un petit air mutin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne te promets pas de réelles merveilles,&lt;br /&gt;Juste un monde pluriel pour déguiser le coeur,&lt;br /&gt;Pour rire des chagrins, pour oublier les veilles,&lt;br /&gt;Un peu de féerie pour chasser les noirceurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31720380-3198408043554325418?l=soleildoctobre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/feeds/3198408043554325418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31720380&amp;postID=3198408043554325418' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/3198408043554325418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31720380/posts/default/3198408043554325418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://soleildoctobre.blogspot.com/2007/06/cest-un-jardin-de-pluie-o-les-songes-de.html' title=''/><author><name>Soleildoctobre</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03441490218488132487</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_N2C9DYNHEJo/R5Hk-A_O4aI/AAAAAAAAAAw/u91q8EuzYSM/S220/DSCF0761.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
